Blog, Jean-Philippe Blondel.
Publié en 2010.
Emprunt Bibliothèque.
Publié en 2010.
Emprunt Bibliothèque.
Résumé : « Putain de merde.Je sais, ça choque et surtout, ça manque d'élégance. Je devrais plutôt commencer le récit par des jolies phrases, des paragraphes bien tournés, en utilisant des termes éloquents et variés. Simplement, je n'y parviens pas. Cela fait une heure que les faits tournent dans ma tête, on dirait des corbeaux dans un clocher, ils croassent, ils descendent en piqué et remontent en flèche - je suis épuisé. Et retourné. Tout est sans dessus dessous. Je n'arrive plus à penser droit, et les mots me fuient. Ce qui me reste, c'est la stupeur, la colère et cette expression qui les résume : putain de merde. »
Mon avis : J'avais beaucoup entendu parler de Jean-Philippe Blondel sur Livraddict, la blogosphère, du coup, tout le monde en parle = je ne le lis pas. Logiiiiique. Surtout quand j'ai vu son Blog sortir ; avec un titre pareil je me suis dit qu'il était gonflé, que c'était de l'esbroufe, encore une tentative pour parler du « phénomène » blog avec de gros sabots et des réflexions bien pensantes. Puis il m'a eut à l'usure le bougre ; je l'ai vu dans La grande librairie, je l'ai trouvé sympathique (j'ai un faible pour les prof qui écrivent depuis Daniel Pennac), George a commencé sa campagne de pression pour qu'on le lise et j'ai chercher un titre... Blog m'a presque sauté dessus à la médiathèque, et comme je suis gentille je l'ai recueillie avec qu'il tombe et ne se fasse mal (la bonté personnifiée j'vous dis). Et je suis ravie de l'avoir fait !
Mais parlons de l'histoire. Le narrateur est en pétard, son père a lu son blog personnel et s'en est servi pour se rapprocher de lui, lui faire des cadeaux qu'il attend vraiment et pas des trucs toujours à contre-temps qu'il lui font le « mépriser gentiment ». Puis il surprend son père à siffloter une chanson très peu connue dont il a mis la vidéo sur son blog la veille... D'un côté je comprends parfaitement sa réaction ; si mes parents avaient lu mon blog personnel (au collège, parce que bon maintenant j'suis sérieuse, j'vous tartine juste ma vie lecturale), j'aurais été en colère. Mais maintenant que je suis vieille et sage, et que j'ai de la peine pour le père, j'avais envie de lui mettre des baffes au gamin. De lui dire « mais hé abruti, il fait ça pour se rapprocher de toi, décolles un peu de ta crise d'adolescence ! ». En même temps à son âge j'étais une plaie, alors je ne peux pas lui jeter la pierre. Puis je me suis demandée si sur 150 pages il allait nous balancer sa colère longtemps parce que ça allait me chauffer, mais non Blondel est plus malin que cela. Grâce au blog, il introduit le journal du père, qu'il offre à son fils pour se faire pardonner, genre « j'ai violé ton intimité, vas-y avec la mienne ». Et le gamin a des réflexions intéressantes, il est drôle, il se moque doucement du père, mais ensuite lui aussi il se fait avoir, il se prend au jeu, devient familier des Nathalie, Fabrice et Bruno qui peuplait la vie de son père adolescent et commence à entrapercevoir une personne derrière le père, quelqu'un qui a vécu, qui a des rêves, des amis, des sentiments. Qui n'est pas que ce petit professeur des écoles fier de sa mention Bien qui l'emmenait dans un parc nul pour jouer.
Et cette évolution,
cette façon d'imaginer la personne derrière la figure du père, les réflexions sur le fait de grandir, ça m'a plu. L'écriture est entrainante, c'est amusant, il y aussi de très jolies phrases ou images, qui cependant ne collent pas vraiment avec le côté ado-15 ans. Puis le Grand Secret est arrivé, et je me suis ok. Ok c'est un Gros Secret, un Énorme Secret même et c'est triste. C'est un peu facile aussi un secret qui tire sur les cordes sensibles d'une fille comme moi. Mais je me suis quand même laissée avoir, des les premières mentions du Grand Secret je savais que j'allais pleurer comme une madeleine et que ça allait me retourner comme une crêpe pas cuite. Et ça n'a pas manqué évidemment.
Je n'ai pas été très convaincue par la confession si « rationnelle et logique » du père, mais ça n'a pas surpassé le plaisir et l'émotion que j'ai eu pendant cette lecture.
En deux mots : Et voilà à la fin du bouquin et quelques litres de larmes plus loin, je me dis c'était une belle lecture. Je suis ravie d'avoir dépassée mes appréhensions et j'ai découvert une plume, un univers qui a su me charmer. Elle m'a donné envie d'en lire plus de Blondel, surtout G229 je crois (oui les histoires dans les écoles ça me plaît).
Mais parlons de l'histoire. Le narrateur est en pétard, son père a lu son blog personnel et s'en est servi pour se rapprocher de lui, lui faire des cadeaux qu'il attend vraiment et pas des trucs toujours à contre-temps qu'il lui font le « mépriser gentiment ». Puis il surprend son père à siffloter une chanson très peu connue dont il a mis la vidéo sur son blog la veille... D'un côté je comprends parfaitement sa réaction ; si mes parents avaient lu mon blog personnel (au collège, parce que bon maintenant j'suis sérieuse, j'vous tartine juste ma vie lecturale), j'aurais été en colère. Mais maintenant que je suis vieille et sage, et que j'ai de la peine pour le père, j'avais envie de lui mettre des baffes au gamin. De lui dire « mais hé abruti, il fait ça pour se rapprocher de toi, décolles un peu de ta crise d'adolescence ! ». En même temps à son âge j'étais une plaie, alors je ne peux pas lui jeter la pierre. Puis je me suis demandée si sur 150 pages il allait nous balancer sa colère longtemps parce que ça allait me chauffer, mais non Blondel est plus malin que cela. Grâce au blog, il introduit le journal du père, qu'il offre à son fils pour se faire pardonner, genre « j'ai violé ton intimité, vas-y avec la mienne ». Et le gamin a des réflexions intéressantes, il est drôle, il se moque doucement du père, mais ensuite lui aussi il se fait avoir, il se prend au jeu, devient familier des Nathalie, Fabrice et Bruno qui peuplait la vie de son père adolescent et commence à entrapercevoir une personne derrière le père, quelqu'un qui a vécu, qui a des rêves, des amis, des sentiments. Qui n'est pas que ce petit professeur des écoles fier de sa mention Bien qui l'emmenait dans un parc nul pour jouer.
Et cette évolution,
cette façon d'imaginer la personne derrière la figure du père, les réflexions sur le fait de grandir, ça m'a plu. L'écriture est entrainante, c'est amusant, il y aussi de très jolies phrases ou images, qui cependant ne collent pas vraiment avec le côté ado-15 ans. Puis le Grand Secret est arrivé, et je me suis ok. Ok c'est un Gros Secret, un Énorme Secret même et c'est triste. C'est un peu facile aussi un secret qui tire sur les cordes sensibles d'une fille comme moi. Mais je me suis quand même laissée avoir, des les premières mentions du Grand Secret je savais que j'allais pleurer comme une madeleine et que ça allait me retourner comme une crêpe pas cuite. Et ça n'a pas manqué évidemment.Je n'ai pas été très convaincue par la confession si « rationnelle et logique » du père, mais ça n'a pas surpassé le plaisir et l'émotion que j'ai eu pendant cette lecture.
En deux mots : Et voilà à la fin du bouquin et quelques litres de larmes plus loin, je me dis c'était une belle lecture. Je suis ravie d'avoir dépassée mes appréhensions et j'ai découvert une plume, un univers qui a su me charmer. Elle m'a donné envie d'en lire plus de Blondel, surtout G229 je crois (oui les histoires dans les écoles ça me plaît).





