Raison-et-sentiments - « Asleep or waking is it? For her neck, kissed over close, wears yet a purple speck Wherein the pained blood falters and goes out. » Algernon Charles Swinburnehttp://raison-et-sentiments.cowblog.fr« I read for the same reason I breathe ; because if I wouldn't, I would die. »CowblogfrMon, 21 May 2012 09:13:18 +0200180http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/du-lapin-pour-le-diner-3186603.htmlDu lapin pour le diner ?Bride stories (T.1et 2), Kaoru Mori.

Publiés en 2012.
Emprunt médiathèque.
 

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Résumé : La vie d’Amir, 20 ans, est bouleversée le jour où elle est envoyée dans le clan voisin pour y être mariée. Elle y rencontre Karluk, son futur époux… un garçon de huit ans son cadet ! Autre village, autres mœurs… La jeune fille, chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l’aïeule acariâtre, une ribambelle d’enfants et Smith, l’explorateur anglais venu étudier leurs traditions. Mais avant même que le jeune couple ait eu le temps de se faire à sa nouvelle vie, le couperet tombe : pour conclure une alliance plus avantageuse avec un puissant voisin, le clan d’Amir décide de récupérer la jeune femme coûte que coûte.

Mon avis : En faisant un petit tour du côté du rayon des manga à la bibliothèque j’ai découvert les deux premiers tomes de Bride stories, et même si le titre ne m’inspirait pas des masses, le pitch et les dessins m’ont tout de suite accrochés. Et ce n’est qu’en rentrant chez moi que je me suis rendue compte que l’auteure était celle du manga Emma aussi. J’en ai lu quelques volumes, et j’ai bien aimé sans accrocher énormément. Cette fois-ci par contre c’est un coup de cœur comme je n’en ai pas eu pour un manga depuis Le voyage de Kuro (il FAUT le lire). Tout m’a plu ; les dessins, l’histoire, l’époque, les personnages.

Premièrement au vu du titre et du pitch, une jeune fille de vingt ans mariée à un enfant de douze ans au début du 19e siècle, je pensais que la jeune fille en question serait en colère par la situation et tenterait de prendre la poudre d’escampette. Sauf que non. Amir, notre héroïne en couverture, trouve la situation tout à fait satisfaisante et si j’ai craint un instant une apologie de la femme soumise et heureuse de son destin et qui aurait été pesant comme dans L’étrangleur de Cater Street, Kaoru Mori réussi très bien à tout remettre dans son contexte et je n’ai pas été agacée. Il s’agit d’un autre temps, d’un autre pays voilà tout. En plus Amir – qui est tellement jolie dans ses tenues bariolées – est un personnage très attachant. Elle n’est pas juste silencieuse et souriante, elle monte à cheval, chasse à l’arc, apprend à sa nouvelle famille à faire de même, et rapporte souvent la nourriture pour le diner. Elle est également attachée à son jeune mari, Karluk. Bien sûr comme c’était de coutume dans les mariages avec une grande différence d’âge, il n’est pas consommé pour le moment, mais ils sont touchants tous les deux.
Le contexte historique et la maîtrise de celui-ci par Kaoru Mori m’a aussi beaucoup plu. Les paysages, les objets usuels, les vêtements, l’architecture, tout est vraiment très détaillé et magnifique. Et bon, ceux qui me connaissent savent que la steppe, les nomades dans les yourtes ça me plaît beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Parlons du dessin ensuite ! Alors que je l’avais trouvé plutôt joli dans Emma, mais bon sans plus, j’en suis tombée amoureuse ici. Tout est beaucoup plus fin, détaillé, en un mot maitrisé et superbe. On peut craindre qu’une mangaka qui a déjà écrit plusieurs histoires ne fasse que recycler ses faciès de personnages habituels, alors que non, ici Kaoru Mori parvient à créer de nouvelles expressions, de nouveaux comportements, sans que pour autant on ne reconnaisse pas sa patte. Je retiens les motifs des vêtements, les bijoux, des tentures ! Ça m’a donné envie de bosser ma broderie pour savoir faire autre http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/LOGOCOEUR.jpgchose que du point de croix basique.
L’intrigue ajoutée à celle du mariage est vraiment très intéressante, et si j’aurais aimé qu’Amir soit un peu moins molle du genou pendant une certaine scène du deuxième volume, je suis très satisfaite des autres personnages qui interviennent. Le frère d’Amir et ses cousins sont en effet très très intéressants à regarder et leur attitude est aussi intrigante et je suis curieuse de voir ce que la situation va donner dans la suite. Justement le troisième volume est déjà sorti et je me demande si je ne vais pas craquer si j’ai la chance de le trouver d’occasion.

En deux mots : Un petit coup de cœur pour ce manga excellemment bien dessiné, très intriguant et dont j’ai très envie de lire la suite ! Il m’a aussi donné envie de reprendre le manga Emma de l’auteure et d’enfin terminer de lire la série.


Traduit du japonais par Yohann Leclerc.

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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3186603.htmlMon, 21 May 2012 09:13:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/du-lapin-pour-le-diner-3186603.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/butin-15-3186438.htmlButin (15)
 

Bien le bonjour en ce dimanche presqu'ensoleillée mes petits mouflons (vous ne m'avez toujours pas dit ce que vous pensiez de ce nouveau surnom les loulous). J'ai bien failli ne pas publier de bilan aujourd'hui, en effet peu d'articles ont été écrit dans les deux dernières semaines, les examens m'ont pris du temps, j'ai acheté très peu peu de livres et j'ai tout simplement ralenti mon rythme de lecture à la fin du S.T.A.R. de Liyah. Mais bon, je me suis dit que seriez très triste si je ne le faisais pas donc j'ai été à la bibli. emprunter des bouquins pour grossir tout ça (qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous !), et pris des photo dehors (et failli me prendre une averse sur la tronche pendant que je me débattais avec les appareils photographiques de la maison puisque mon nouveau téléphone prend des images très très laides, millions du pixels tu parles Charles). Mais bref voici le butin de ces deux dernières semaines !


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❧  Ces deux dernières semaines j'ai acheté vraiment très peu de livres. Je sais c'est incroyable.
J'ai tout d'abord retiré une commande faite à la librairie L'ouvre boite et dont je vous parlais ici il y a quelques temps : Entre les arbres de Gyrðir Elíasson. Et ça a été tout pour cette semaine (sauf un passage chez Emmaüs dont je vous ai parlé sur Caprices). Il n'y aurait pas eu grand chose de plus si je ne m'étais pas rendue chez Boulinier mardi dernier. Et belle surprise, dans le rayon livres en anglais il y a un avait eu un arrivage massif de bouquins genre young-adult ou bit-lit. J'ai été très sage et n'ait pris que Burned de P.C. et Kristin Cast, le tome 8 de House of night que j'ai eu pour seulement 2 € et en grand format rigide !
Je me suis ensuite rendue à ma chère médiathèque hier où j'ai craqué pour un livre audio en cassette : Bartleby d'Herman Melville. La bibli. fait du ménage dans ses collections et j'ai déjà récupéré comme ça des livres audio de Sherlock Holmes que j'écoutais pendant mon enfance (je vous parle de mes emprunts plus bas).
Pour finir, dans un supermarché que je ne citerais pas, j'ai craqué pour Les filles de Mr Darcy d'Elizabeth Aston dans la nouvelle collection Pemberley de chez Milady. Curieuse de voir ce que ça donne et en plus ça rentre dans le challenge anniversaire Pride & Prejudice de Mlle Alice. Mon regard a aussi été accroché par la mention http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/BUTIN151.jpg"offert par votre libraire" sur ce Point2 inédit de Luis Sepulveda ; les types du rayon ne savait même pas dans quelle opération marketing s'inscrivait le truc et finalement m'ont dit que c'était un acheté, un offert (en fait il n'ont pas dû trouver parce que sur leur page facebook les éditions annonce que c'est deux acheté, celui-ci offert... mais je ne vais pas me plaindre d'avoir fait des économies). J'ai donc pris la premier enquête de Wallander : Meurtriers sans visage d'Henning Mankell qui me tentait un max depuis un moment.

❧  J'en viens maintenant à mes emprunts à la médiathèque : tout d'abord Boys don't cry de Malory Blackman. Repéré à la sortie parce que je révère l'auteure et rappelé à mon souvenir sur le blog de Grazyel. Puis Le mystère de Callander square d'Anne Perry, suite de L'étrangleur de Cater street dont je vous ai parlé cette semaine.
Ensuite La biliothèque de Villiers & Tombeau d'Agatha Christie de Benoît Peeters. Je ne sais absolument pas de quoi ça parle, mais le titre m'a intrigué alors... Puis pour terminer du côté roman, Ravel de Jean Echenoz, après avoir aimé Courir, j'ai eu envie de le retrouver dans un autre bouquin.

❧  Ce que j'aime beaucoup à la bibli. c'est surtout de pouvoir emprunter des BD et manga que je n'aurais jamais connu autrement et on peut dire que j'ai fait de belles découvertes ces deux dernières semaines. Tout d'abord Flaubert, la dernière ligne de Jacques et Casenave ; Aspic, détectives de l'étrange (T.1) de Gloris et Lamontagne ; Mes hommes de lettres de Catherine Meurisse (qui est vraiment très intéressant et drôle) ; Marche ou rêve de Laurel et Eltic (repéré il y a quelques mois quand je regardais les sorties livresque du mois) et Bride stories (T.1 et 2) de Kaoru Mori, le pitch m'a interpellé et les dessins sont vraiment jolis (c'est l'auteure de Emma pour ceux qui connaissent ; ce que je n'avais pas remarqué au début).
J'ai aussi fait une orgie de livres audio après avoir passé un si bon moment avec celui du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (que j'ai très très envie de relire maintenant, c'est malin), je ne vais pas tous les lister parce qu'il y a treize, mais j'ai pris L'étrange cas du docteur Jekyll et de mister Hyde, les Chroniques de la haine ordinaire par Desproges (c'est juste excellentissime), Trois contes de Flaubert, Courir de Echenoz (et lui par lui-même), Ensemble c'est tout (que j'ai adoré il y a quelques années), etc.

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Et voilà c'est tout pour cette semaine ! On se revoit dans quinze jours, j'aimerais à ce moment là vous présenter un part' que j'attends et puis pas forcément d'achats de livres prévus, mais à chaque foi que je dis ça je reviens avec une flopitudes de bouquins, donc ne vous inquiétez pas ! Et vous votre semaine c'était comment ?
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3186438.htmlSun, 20 May 2012 12:59:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/butin-15-3186438.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/eloise-etait-fine-sure-d-elle-et-tyrannique-tout-ce-qu-il-cherchait-chez-une-femme-3186299.htmlEloïse était fine, sûre d'elle et tyrannique : tout ce qu'il cherchait chez une femme.La chronique des Bridgerton (T.5) : Eloïse, Julia Quinn.

Publié en 2003.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/9782290025376175.jpgRésumé : Après la disparition tragique de sa femme, sir Philip est totalement désemparé. Comment va-t-il faire pour élever ses enfants qui ont souffert de la maladie de leur mère ? Comment leur apprendre la tendresse, lui qui ne sait pas exprimer ses émotions ? Pourquoi ne proposerait-il pas le mariage à Miss Bridgerton, avec qui il entretient une relation épistolaire ? Surprise, mais en même temps troublée, Eloïse, qui ne fait rien comme tout le monde, quitte Londres en secret pour rejoindre dans son manoir cet homme qu'elle n'a jamais vu.

Mon avis : Tout d'abord une question me taraude, et je voudrais la poser au/à la maquettiste/graphiste de chez J'ai lu Aventures & Passions. Tu es malade coco/tte ? Où sont passées les marquises dévêtues, les vicomtes en chemises froissés, et les titres pleins de passions ! J'ai failli ne pas reconnaître ce titre pour appartenant à la collection tellement j'étais perturbée. Tant de retenue et bon gout ça frise l'incident diplomatique. Enfin bref, je savais de part les billets de lecture de Fashion que ces bouquins étaient drôles et méritaient d'être lus et franchement je suis agréablement surprise ! Bien sûr ça ne vaut pas le prix Nobel, mais de rire dans un type Harlequin, non pas au dépend de l'auteur/e, mais grâce à son humour, ça change beaucoup !
Apparemment Julia Quinn est prolifique parce que cette série compte genre huit ou neuf tomes et elle en à écrit pleins d'autres. Et ça me ravit parce que j'ai passé un très bon moment de rigolade avec ce livre. Je commençais par le cinquième tome parce que c'était le seul dans le carton que j'ai acheté chez Emmaüs, mais bon ça ne pose pas de problème, chacune des volumes se concentre sur un membre de la fratrie Bridgerton et on résumé rapidement ce qui est arrivé aux autres pendant ce temps-là. Ici nous découvrons Eloïse, vieille file de vingt-huit ans qui a repoussé toutes les demandes en mariage qu'on lui a fait jusqu'au présent et qui commence à tenir une correspondance avec un duc / comte / sir Philip (bref je ne m'en souviens plus) d'un comté perdu de l'Angleterre. Et le duc / comte / sir Philip au bout d'un an lui demande de l'épouser par lettre, alors qu'il ne l'a jamais rencontré. Eloïse est shocking au départ, mais son sens de l'aventure prend le dessus et elle se rend chez le duc / comte / sir Philip en s'échappant de chez elle et sans chaperon !

Au début du bouquin je pensais que j'allais ricaner comme d'habitude au dépend de l'auteure parce que tout ne commence pas très logiquement. La situation initiale est catapultée puissance douze, on a des flash-back bizarres et à peine trois pages plus loin, la correspondance de un an est résumée en quelques mots. Pour la vraisemblance on repassera. Mais ensuite on découvre Eloïse confrontée au duc / comte / sir Philip qui ne s'attendait pas à ce qu'elle accepte son invitation de lui rendre visite, qui est tout timide et habillé de vieilles fringues pour aller dans sa serre, et Eloïse martyrisée par les deux gamins/petits monstres du duc / comte / sir Philip. A partir du moment où la gravité de la situation du duc / comte/ sir Philip est écartée (il est veuf, sa femme était une grande dépressive qui ne s'éclairait qu'à la bougie même en plein jour ! bravo pour les économies), on découvre de l'humour potache avec les farces des sales gamins, des situations rocambolesques entre Eloïse et le duc / comte / sir Philip, et des petits extraits en début de chapitre des lettres qu'Eloïse a envoyé dans sa jeunesse (c'est une grande épistolaire). Le mieux est encore quand la fratrie débarque pour sauver l'honneur de sa sœur et qu'on découvre la complicité qui les unit, j'ai vraiment éclaté de rire plusieurs fois ! Julia Quinn sait écrire des dialogues drôles, rythmés et totalement absurdes. C'est d'ailleurs sa grande réussite dans le bouquin. Parce que les descriptions de scènes de grandes personnes avec la vieille métaphore, son temple du désir ou toute autre fadaises du genre ça devient vite lourd surtout quand ça dure plus d'une page.
Ce qui est dommage c'est que la fin est vite expédiée et que la gravité du bouquin ne se marie pas trop bien avec l'humour du texte, enfin trouve-je. Mais bon si je trouve d'autres bouquins de l'auteure en troc ou chez Emmaüs je n'hésiterais pas à me les procurer, parce que tout de même c'est très drôle et que c'est fait pour ne pas se prendre la tête.
 
En deux mots : Une agréable surprise harlequinesque (de chez J'ai lu, mais je ne vais pas citer le nom de la collection à chaque fois !), c'est drôle et pas au corps défendant de l'auteure. Les dialogues de Juila Quinn sont à mourir de rire, et la romance est mignonne.
Comme je sais que la couverture française est totalement désapointante du point de vue ébouriffant de la passion, j'ai trouvé sur le site de l'auteure quelques exemples beaucoup plus harlequin, et je dois dire que les allemands, les polonais et les croates n'ont rien à envier aux Harlequins américains ! Laquelle est votre préférée ?


Traduit de l'anglais par Arnaud du Rengal.
To sir Philip with love


 
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3186299.htmlSat, 19 May 2012 12:05:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/eloise-etait-fine-sure-d-elle-et-tyrannique-tout-ce-qu-il-cherchait-chez-une-femme-3186299.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/lire-de-bons-livres-vous-empeche-d-apprecier-les-mauvais-3185933.html« Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais. »Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary Ann Schaffer et Annie Barrows.

Un texte lu par cinq interprètes.
Roman publié en 2008.




http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/9782356412034T.jpgMon avis : Cela vraiment un bon moment que je n'avais pas pris le temps d'écouter un livre audio en entier. Parce que hormis les nouvelles de miss Marple qui peuvent s'écouter en une soirée, un livre un peu volumineux vous prend des heures, et celui-ci n'a pas dérogé à la règle puisqu'il en dure huit. Et mon problème c'est que si je me pose juste pour écouter je m'endors, non que ce soit ennuyeux, mais si je ne m'occupe pas les mains je roupille c'est tout. Du coup pour écouter Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates j'ai pris sur mon temps de métro, fais du rangement et brodé dans le train. Mais j'ai aussi pu rester assez éveillée pour l'écouter dans mon lit, les lumières éteintes en regardant les étoiles à mon plafond. Enfin bref ne faisons pas durer le suspens, j'ai passé des heures d'émerveillement littéraire ! J'ai beau avoir déjà lu deux fois ce livre, l'écouter à nouveau, et le découvrir interprété a été tout simplement fanstabuleux.

Déjà un point important dans un livre audio, l'interprétation des lecteurs. Je suis au regret de dire que les voix ne m'ont pas convaincue du tout, du tout. C'est sûr qu'après avoir écouté des lectures de Daniel Pennac, Denis Podalydes, Bernard Pivot ou Guillaume Gallienne, il fallait être à la hauteur et ça n'a pas été le cas ici. J'avais l'impression que d'entendre des voix désincarnés essayer de prendre l'intonation correcte et de se contrefaire d'une façon pas du tout naturelle. Ça m'a fait penser à un petit bouquin de science-fiction que j'avais lu plus jeune où les acteurs sont simplement des corps qui doivent bouger et que toutes leurs émotions sont fabriquées sur ordinateurs puis apposées sur leur corps. Ici c'est exactement ça. Mais bon si vous voulez vous faire une idée, vous pouvez écouter un petit extrait avec la voix de la personne qui lit Juliet sur le site de Audiolib.
Les petites musiques de transitions sont sympathiques, mais pas transcendantes, en fait ce que je retiens de ce livre audio c'est simplement le texte, le texte de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows qui est encore plus beau parlé si possible.

Le texte, parlons en du texte ! J'ai tellement de choses à dire dessus que je ne sais pas par où commencer. On pourrait penser qu'après deux billets déjà consacrés à l'histoire j'arriverais à la boucler, mais non, chaque nouvelle découverte de ce titre apporte des choses nouvelles. Pour commencer en écoutant, des passages m'ont accroché l'oreille, pas forcément ceux déjà noté dans mes précédentes lectures, mais d'autres, qui a la leur de je ne sais quoi sont devenus importants et lumineux. Je l'ai ai retrouvé dans mon volume papier et je vous les recopierais en fin de billet. Mais juste cette phrase d'Isola à Juliet : « Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais. » qui peut sembler, sortie de son contexte, jolie, mais pas spécialement transcendante, m'a complétement figée les coco. Oui, lire de très bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais, alors si je ne peux pas gouter ma lecture parce que l'écriture d'un roman est moyenne, c'est la vie alors qu'on arrête de me dire que c'est un problème ! Non mais (et puis cette phrase toujours déjà relevé lors de la relecture : « Nous aurions pu nous aimer en silence éternellement. Cette obsession de la dignité peut ruiner ta vie si tu n'y prends pas garde. »).
Ensuite j'ai été particulièrement sensible aux passages racontant l'occupation et les passages en camps de travail. Je ne sais pas si c'est le fait de les écouter, mais j'ai été plusieurs fois au bord des larmes en redécouvrant certains passages. Pareillement j'ai ricané à moult reprises sans parler de toute simplement rire franchement. Même mal interprété ce texte est superbe ! Il faut que je le lise en anglais maintenant. Et oui, vous n'en avez pas soupé avec Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, il va venir s'inviter à ma table encore longtemps.

L'écriture m'a vraiment ravie. C'est très difficile d'écrire un roman épistolaire j'en suis persuadée. Comment permettre au lecteur de suivre toute l'action selon des de vus variés et pertinents ? Comment une fois que Juliet est à Guernesey nous permettre de savoir ce qu'il se passe puisqu'elle n'envoie plus de courriers à ses amis, vivant à présent  avec eux ? Mary Ann Schaffer et Annie Barriows s'en sortent à la perfection ! Les dates, la variété des matériaux (télégrammes, notes, journal d'investifation d'Isola), le ton, tout est excellent. En plus elles ne tombent pas le travers qui veut que les lettres recopient parfaitement un dialogue, alors que l'on sait bien que c'est impossible en réalité. Sauf quelques uns, plutôt court et reportés tels quels, c'est l'auteur de la lettre qui nous raconte ce qu'il s'est dit en paraphrasant, comme une vraie personne le ferait. Les lettres sont également agencés pas forcément de manière super linéaire, une lettre ne répond pas forcément à une autre. A terme, si, mais dans le fil du texte on peut lire plusieurs lettres des habitants de Guernesey, des télégrammes de Juliet à Mark (que j'ai trouvé encore plus antipathique que d'habitude), et ensuite seulement une réponse de Juliet. On ne lit également pas tout des échanges des gens, on sent qu'il y a eu des réponses, mais on ne les lit pas, et ça ne gène pas, ça permet de fluidifier le tout.
Le ton des lettres est justement totalement enchanteur. Juliet est une correspondante drôle et inventive, tous les autres le sont aussi d'ailleurs. On a cet humour anglais, ces références à la littérature, et puis une tolérance qui souffle dans le livre. On pourrait penser qu'un bouquin se passant en 1946 serait plombé de conventions sociales et de préjugés, mais non, nos personnages sont exceptionnels ! Sydney, l'éditeur et ami de Juliet, est gay ? Oui est alors, tous s'en moque comme de leur premier penny. Les relations hommes-femmes sont également d'un reposant et d'une égalité après les étouffantes conventions de L'étrangleur de Cater street.

En redécouvrant le texte, j'ai aussi eu envie d'en apprendre plus sur tous les personnages plutôt secondaires. Savoir ce que Sydney vit avec son ami Pierce quand il est en Australie, lire l'enfance de Juliet, Sophie et les autres plus en détails ! Et bien sûr suivre Dawsey encore un peu plus parce que je suis aussi amoureuse de lui évidemment. J'aimerais aussi tellement lire l'enfance de Kit en détails, son grandissement aussi, toutes ses aventures. J'aimerais dire merci aux auteures tout simplement pour ce qu'elles ont créé.

En deux mots : Je me demande bien pourquoi vous n'êtes pas déjà en train de courir chez votre libraire pour acheter cet ouvrage.

Extraits : « J'adore faire les librairies et rencontrer les libraires. C'est vraiment une espèce à part. Aucun être doué de raison ne deviendrait vendeur en librairie pour l'argent, et aucun commerçant doué de raison ne voudrait en posséder une, la marge de profit est trop faible. Il ne reste donc plus que l'amour des lecteurs et de la lecture pour les y poussée. Et l'idée d'avoir la primeur des nouveaux livres. »

« Vous voudrez sans doute savoir pourquoi j'admire ces filles [les sœurs Brontë]. J'aime les histoires de rencontres passionnées. N'en ayant jamais vécu moi-même, je peux à présent m'en faire une idée. Au début, je n'ai pas aimé Les hauts de Hurlevent, mais à la minute où le spectre de Cathy s'est mis à gratter à la vitre de ses doigts osseux, j'ai senti ma gorge se nouer, et le nœud ne s'est pas relâché avant la fin du livre. J'avais l'impression d'entendre les sanglots d'Heathcliff à travers la lande. Je ne crois pas qu'après avoir lu un auteur de si grand talent qu'Emily Brontë, je serais capable d'éprouver du plaisir à relire Malmenée à la lueur de la bougie de Miss Amanda Gillyflower. Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais. »

Traduit de l'anglais par Aline Azoulay.
The Guernesey literary an potato peel pied society



• > La première lecture du bouquin en juillet 2009 • La relecture en mai 2011 

Nota bene : Maintenant j'ai envie de lire tous les ouvrages dont elles parlent dans le bouquin, et j'ai même envie de créer un challenge pour l'occasion, ça se trouve il existe déjà en plus ! Et je trouve, si ça vous intéresse, que l'album My friends all died in a plane crash de Cocoon va très bien avec l'ambiance du livre.

 
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/BILD0079.jpgSaint Peter's Port, Guernesey, août 2009.
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3185933.htmlThu, 17 May 2012 09:57:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/lire-de-bons-livres-vous-empeche-d-apprecier-les-mauvais-3185933.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/the-cater-street-hangman-3185619.htmlThe cater street hangmanL’étrangleur de Cater Street, Anne Perry.

Publié en 1979.
Baby Challenge Polar 2012 - Challenge victorien


 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/41004410.jpgRésumé : Il y a eu un meurtre dans Cater Street, la jeune Chloé Abernathy a été découverte étranglée et mutilée au petites heures du matin. Mais quel espèce de monstre pourrait s'en prendre à une jeune fille de la bonne société à la réputation sans tache bien qu'un peu évaporée ? Mais les meurtres continuent, et l'inspecteur Pitt semble s'intéresser d'un peu trop près à la famille de Charlotte, qui trouve que décidément c'est vraiment un homme peu commande et mal fagoté.

Mon avis : Figurez-vous que ce week-end j’ai eu une envie soudaine et irrépressible de lire un bouquin se passant à l’époque victorienne, mais que je n’avais absolument rien dans ma bibliothèque en Lorraine qui puisse satisfaire ce désir ! Évidemment tous se trouvaient dans mon studio à Paris et le seul palliatif que j’ai pu trouver c’est un Harlequin, Le secret d’une rose, roman absolument passionnant où se déroule duels, substitutions d’identités, bains de gentlemen dévêtus en plein air, baisers absolument ébouriffants (le mot est dans le texte !) et langoureux à faire frémir les plus aguerrie des hétaïres (ça aussi c’est dans le texte). Sauf que bon tout ça ne nourrit pas son homme, ou tout du moins sa Matilda, et quand je suis enfin retournée dans mon appartement je me suis jetée à corps perdu sur cet ouvrage.

En fait en l’ouvrant je m’attendais, je ne sais pourquoi, à trouver une histoire racontée selon un ton envolé et ironique, un peu comme les aventures d’Alexia Tarabotti de Gail Carriger, sauf que L’étrangleur de Cater street est plus sérieux, plus construit en un sens. Non pas que Gail Carriger raconte des histoires ineptes, mais Anne Perry ici se livre à une vraie analyse des personnages, de leur caractère profond, de ce que le carcan de la société victorienne leur fait développer comme désir et comment elle les réprime. Ce qui m’a fait penser encore une fois que si je suis absolument fascinée par cette époque, j’aurais été absolument cinglée si j’avais dû y vivre. Imaginez la façon dont on traitait les femmes, mais aussi les hommes ! Toutes ces choses imposées par le soit disant bon sen commun, la morale, les non-dits, les sacro-sainte apparences. Toute cette pesanteur qui si elle n’engourdissait pas l’esprit devait rendre malade, et Anne Perry réussit très bien à rendre cette atmosphère. Trop bien même. On est presque dans un roman naturaliste, et l’atmosphère est très pesante. On se rend vraiment compte en la lisant de tout ce qui pouvait entraver les êtres, et son procédé de ne pas seulement s’intéresser à Charlotte mais de montrer comment elle affectait chaque membre de la famille, sans les juger, simplement en les montrant telles qu’ils étaient, est vraiment intelligent. Si ce n’est que je pensais encore une fois que nous allions uniquement suivre Charlotte. J’ai donc un moment était un peu déçue, mais en fait je m’y suis habituée et j’ai goutée de pouvoir plonger dans la tête de chacun des personnages et de voir la façon dont ils pensaient.

J’ai également été un peu déroutée par la relative lenteur de l’enquête et les fréquentes visites du policier Pitt. Certes sachant ce qui devait arriver entre lui et Charlotte – ce n’est pas pour rien que la série porte leur nom – on peut comprendre la nécessité de ces visites, mais je ne sais pas si in fine elles étaient tellement justifiées. Le temps que prends l’enquête m’a rappelé mon sentiment à la lecture du premier volume des enquêtes de l’Oscar Wilde de Gilles Brandeth. Et je sais que si cela ne m’a pas forcément plu, cela s’atténuera avec le temps et puis par la connaissance du phénomène tout simplement. Puisque je compte bien lire la suite.
L’histoire entre Charlotte et Thomas ne m’a pas forcément émue à la base… l’auteure reste très classique dans sa romance et sa fin de roman, même si je m’y attendais et à vrai dire si cela n’avait pas été ainsi j’aurais été déçue ne m’a pas stupéfiée. J’espère que le prochain volume me permettra de m’attacher plus à eux maintenant que je sais que leur histoire n’est pas semblable à celle d’Alexia et Maccoon, parce que j’aime vraiment ce genre de couple.

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/polarb.pngJ’ai eu aussi du mal, du fait de ma méconnaissance de la réalité sociologique de l’époque (enfin je m’y connais un peu maintenant, mais en détails pas forcément et c’est juste une impression, pas des faits que j’aurais à relever, donc c’est un peu nébuleux tout ça), de voir si l’auteure avait su rendre le peinture des relations sociales avec justesse. Si la façon de parler des personnages était vraisemblable dans ses détails. Et je me rends compte maintenant que si j’ai eu du mal pendant cette lecture à envisager l’époque justement c’est que les descriptions ne sont pas légions. Certes les personnages et les tenues sont décrites, bien que pas d’une façon qui me fasse rêver – j’aime lire le nom des différents vêtements, et pas forcément que telle ou telle couleur met remarquablement, et ce plusieurs fois de suite, en valeur le teint des jeunes filles – et l’on sait dans quels lieux on se trouve, mais on n’a vraiment peu de détails sur l’ameublement, la décoration hormis la description sommaire habituelle. J’espère que cela sera plus fait dans la suite.
Cela me donne encore plus envie de lire des essais sur l’époque, des recueils de lettres, des romans, il faut que j’en sache plus pour pouvoir frimer dans les diners mondains auxquels je n’assisterais jamais.
Charlotte au départ ne m'a pas forcément séduite, l’ayant imaginé comme une Alexia Tarabotti, toute feu toute flamme, je la pensais plus énergique, moins obéissante. Et certes elle n’a pas sa langue dans sa poche, et son comportement devait paraître absolument ahurissant parois pour l’époque, mais je l’avais pensé autrement.

Il y a aussi un aspect très bizarre de ma lecture que je n’arrive pas très bien à aborder. Avant de lire ce livre, et avant même d’avoir une conversation fortuite sur le sujet avec Mlle Alice, experte es-Anne Perry et Jane Austen, je ne savais pas que l’auteure avant dans sa jeunesse était condamnée pour meurtre. En fait l’histoire est expliquée dans toute biographie que vous pourrez trouver sur internet, mais en deux mots à l’adolescence, aidée d’une amie à elle, alors qu’elle se trouvait en Australie avec ses parents (voyageant beaucoup), les deux jeunes filles ont assassiné la mère de l’amie d’Anne Perry. J’ai de plus vu le film Créatures célestes de Peter Jackson qui s’inspire de l’histoire de l’auteure, et même si je n’ai pas été convaincue par son interprétation, cela m’a permis d’envisager autrement l’affaire. Enfin bref, tout ça pour dire que lire le roman d’une personne qui a tué, dans une grande détresse morale je n’en doute pas et à cause stimuli divers, est assez curieux. Surtout quand l’auteure parle de culpabilité, de choses faites sous la pression, des sensations des victimes… c’est vraiment très troublant et je ne sais toujours pas quoi en penser.
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/logochallengevictorien.png
En deux mots : Ce billet est sans doute bien long et pas forcément éclairant sur ma lecture, quoiqu’il reflète vraiment ce qui m’a animé pendant cette dernière. Si ce n’est pas assez évident je dirais que j’ai vraiment apprécié cette découverte de l’auteure, de son écriture que j’avais imaginé moins construite, moins réfléchie, et que je lirais la suite avec plaisir.
Par contre je vais donner mon exemplaire de L’étrangleur à Emmaüs, je l’ai reçu en troc et dans un sale état. Le dos est plié à plusieurs endroits, la couverture n’est pas celle de mon article est totalement moche et le livre sent le renfermé très désagréablement. Pas seulement l’odeur d’un vieux livre, je m’y connais en odeur de vieux livre à force d’en acheter, mais là c’est l’humidité, le manque d’air et ça ne part pas, ce qui n’est pas vraiment chouette à sentir tout au long de sa lecture.


Traduit de l’anglais par Annie Hamel et Roxane Azimi.
The Cater Street Hangman

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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3185619.htmlTue, 15 May 2012 12:43:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/the-cater-street-hangman-3185619.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/joyeux-bloganniversaire-3185263.htmlJoyeux Bloganniversaire !http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/Studying.jpgStudying, Iman Maleki (1998)


Il y a un mois (et je l'avais oublié), ce blog fêtait ses trois ans !
Je serais tentée de dire que ça passe vite, mais la vérité c'est que j'ai l'impression d'avoir toujours eu un blog maintenant et je ne compte pas m'arrêter de si tôt.
Une nouvelle année de blog c'est des rencontres « vraies » avec des tas de gens, j'ai adoré le fait d'être à Paris et de pouvoir rencontrer tous ces gens drôles et formidables. Trois ans c'est aussi pleins d'échange par commentaire, merci à tous ceux qui prennent le temps de laisser un petit message, à chaque fois ça fait frémir mon petit cœur. Et merci particulièrement à bredouille, fidèle au poste et qui a chaque fois raconte des choses géniales. Mais merci également aussi à Marion, Cécile, MeL, Meli, Lynnae, Erato, Grazyel, Sara, Méloë, Pinly, Mrs Pepys, Mlle Alice et tou(te)s les autres !


Une année de blog c'est aussi des évolutions dans son fonctionnement. Et justement j'aimerais avoir votre avis sur le sujet. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le design des articles a légèrement changé, les informations ne sont plus à la même place, j'essaie au maximum de noter les traducteurs/trices (je songe d'ailleurs à créer un index pour eux), l'illustrateurs/trices de couverture, d'aérer et de rendre agréable la lecture. Alors est-ce que ça vous plaît, est-ce qu'il y a des choses que vous voudriez voir apparaître plus souvent, ou au contraire disparaître ?

Il y a quelques mois j'ai lancé aussi le rendez-vous du butin, et j'adore de plus en plus le faire, est-ce que ça vous plaît, est-ce que vous voulez que je continue ? (j'avoue même si vous ne le vouliez pas, je le continuerais quand même u_u) J'ai des idées pour d'autres rendez-vous, pour vous présenter mes librairies préférées, des interviews d'auteur(e)s, des séries de bouquins comme j'ai pu le faire au début de ce blog, alors tenté ?
Bref donnez-moi votre avis sur le blog, je veux tout savoir.


Trois ans c'est passé très vite et je vous dit à l'année prochaine mes petits mouflons !
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3185263.htmlSun, 13 May 2012 12:27:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/joyeux-bloganniversaire-3185263.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/be-good-for-your-soul-3185040.htmlBe good for your Soul.Succubus Shadows & Succubus Revealed (T.5 & 6), Richelle Mead.

Publiés en 2010 et 2011.
 

http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/SUCCUBUS.jpg

Résumé : Georgina est immortelle, sexy et a un boulot de librairie génial. Mais devoir organiser le mariage de son ex ne l'a pas sauter de joie, surtout quand on sait pourquoi il se marie. Et si encore cela était le plus gros de ses problèmes, seulement une force étrange, comme le chant d'une sirène, semble lui faire faire n'importe quoi et mettre sa vie en danger. Qu'est-ce que Georgina a pu encore faire pour se retrouver dans un pétrin pareil ?
 
Mon avis : Si j'ai tout d'abord voulu lire la série Succubus, c'est parce que Fashion en parlait si bien et semblait vraiment aimer la série. Du coup quand j'ai pu lire le premier j'étais contente, et même si je n'ai pas été transportée d'une manière exceptionnelle, je suis très agréablement surprise par cette série au final. En la lisant on se dit qu'on a affaire à une véritable écrivain. Qui avait un but en écrivant sa série, qui avait un but, dés le début et qui mis les jalons de la résolution de son intrigue dés le premier volume.
Je n'avais plus trop l'habitude de lire des séries de suite depuis quelques années, surtout pendant le temps qu'a durée une espèce de panne de lecture pernicieuse. Et qui me semble-t-il ne s'est terminé que cette année, ou en fin d'année dernière. Alors vous me direz, tu déconne, tu as n'a pas arrêter de poster des articles sur tes lectures, donc c'est que tu lisais. Et je vous dirais mes petits mouflons que vous avez raison, sauf qu'il y a lire et lire. Pouvoir plonger dans un livre est s'oublier est un truc que je n'arrivais plus à faire automatiquement. Je me posais trop de questions. Maintenant c'est terminé et c'est très bien. Enfin bref à la base je vous racontais ça pour dire que d'ordinaire je ne lisais pas les volumes d'une série de suite. Sauf que cette fois je me suis bien rattrapée, en effet j'ai lu les volumes trois et quatre, empruntés à la médiathèque, il y a une ou deux semaines, et j'ai lu les volume cinq et six cette semaine. Je n'ai même pas réfléchi en le faisant, j'avais juste envie de retrouver Georgina et de terminer la série sans temps mort. Et même je ne suis pas une admiratrice éperdue, je suis contente, satisfaite, de ma lecture. Je ne sais pas comment expliquer cela, mais c'est une sorte de sensation de sérénité. J'ai découvert une héroïne qui m'a plu, une auteure qui contrairement à Charlaine Harris ne fait pas son héroïne s'occuper outre mesure des tâches ménagères et n'en pas faire une obsession (on peut être une femme forte et ne pas se faire un devoir de "tenir" sa maison comme si c'était la prunelle de ses yeux, chérie), qui contrairement à Patricia Briggs ne donne pas dans la bondieuserie, et elle, Dieu sait qu'elle aurait pu avec un sujet comme les succubes et les anges. Une auteure qui peut faire tenir un volume sans véritable intrigue suivie, comme dans le volume cinq, Succubus shadows où la moitié est tenue sans la présence effective de l'héroïne par un procédé qui aurait pu être dangereux si Richelle Mead n'avait pas su le modeler et le conduire à sa façon.

Bien sûr il y a des trucs que je n'apprécie pas outre mesure dans cette série. Par exemple le caractère de Georgina qui parfois se plaignaient vraiment trop, disons en continu et mollement, ou alors qui ne se plaignaient pas assez au regard des évènements qui lui arrivaient. La mise en abîme de l'écriture avec Seth et la discussion autour de ses personnages ou la lecture d'extraits de ses œuvres (qui ne sont mirobolants comme semble le croire Georgina). Je n'ai pas forcément sauté de joie en lisant la fin. Ok l'astuce est ingénieuse, les graines étaient semés depuis le début, mais disons que ça ne m'a pas non plus émerveillée.
Mais j'ai aimé le groupe d'amis de Georgina, qu'elle ne soit pas seule comme la plupart des héroïnes ce genre de bouquins. Que ces gens tiennent véritablement à elle, et qu'on le ressente. J'ai aimé Carter, l'ange complètement hippie, j'ai aimé les petites Mortensen (et j'aimerais beaucoup en savoir plus sur la petite Kayla quand elle sera grande), j'ai aimé Erik, j'ai aimé que Richelle Mead sache écrire les scènes pour grands sans que ce soit vulgaire et j'ai aimé qu'elle sache les disséminer là où il fallait et pas simplement pour remplir un quota dans chaque volume.

En deux mots : Contente et agréablement surprise par cette série. Richelle Mead sait écrire, établir des intrigues intéressantes et ne sombre pas dans la facilité qu'on pourrait attendre de ce genre de livre ou d'univers. Et surtout sa série ne tire pas à rallonge et on a une vraie conclusion. Je lirais bien ses autres bouquins maintenant, mais en anglais parce que franchement son écriture est très facile à comprendre et puis parce qu'il faut que je pratique la langue.


• > Georgina Kincaid : Succubus blues (T.1) Succubus nights (T.2) 
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3185040.htmlSat, 12 May 2012 03:53:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/be-good-for-your-soul-3185040.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/the-strange-case-of-finley-jayne-3185007.htmlThe strange case of Finley JayneL'étrange secret de Finley Jayne, Kady Cross.

Publié en 2011.
Lu en format e-pub



http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/couv75589119.jpgRésumé : Finley Jayne voudrait bien n’être qu’une jeune fille comme les autres. Mais, depuis quelque temps, elle sent se développer en elle une part sombre qui lui donne d’étonnants pouvoirs. Des pouvoirs qu’elle va bientôt mettre à l’épreuve d’une terrifiante machination…

Mon avis :
J'aimerais vraiment avoir un avis tranché sur les e-books, enfin les e-pub comme on doit les appeler maintenant. D'un côté je trouve complètement absurdes les arguments de vente sur l'autonomie de la machine (ok mon bouquin papier peut vivre plus de deux cent ans, alors toi et tes heures), le fait d'avoir ce qu'on veut tout de suite, et le fait qu’accessoirement ça tue les librairies. D'un autre je trouve que ça apporte une liberté merveilleuse aux textes oubliés, aux classiques (qu'on a gratuitement comme ils devraient l'être) de pouvoir être retrouvés et lus tranquillement. Et ça permet aussi de lire un novella offerte sur le site des éditions Harlequin. Je n'ai jamais lu de texte de la collection Darkiss, même si ce sont censément des vrais auteurs qui y écrivent et non pas des ordinateurs qui pondent leur scénario. Et je ne l'aurais peut-être jamais lu si ce texte n'avait pas été offert.

Ce qui fait le charme du steampunk, c'est l'atmosphère, on est bien d'accord. C'est la vapeur, l'ether, les machineries aux rouages de cuivre, les lady en grandes tenues et les messieurs en vestons. Alors bon quand on écrit un texte qui est supposé être steampunk mettre qu'on utilise des machines à vapeurs et que son héroïne porte un corset de cuir n'est pas suffisant pour créer une atmosphère. Sans parler de l'écriture complètement inepte et des réflexions absolument illogiques de son héroïne. C'est encore plus brouillon que La sélection, si c'est possible. On est censé être à une époque guindée, avec un certain cérémonial, un certain vocabulaire. Mais non, notre héroïne parle comme une adolescente du XXIe siècle, fait des réflexions anachronique et ne semble pas être courant qu'elle doit respecter certaines convenances. Les autres personnages non plus apparemment.
C'est donc écrit avec les pieds (et gauches les pieds), mais développe une intrigue pas forcément idiote d'autant qu'on nous épargne ne romance baveuse. Cependant encore une fois, servit par un personnage peu crédible, une écriture très moyenne et une logique qu'il me reste encore à comprendre. J'avoue que j'ai tout de même appréciée que les personnes de rangs plus bas que la bourgeoisie ou l'aristocratie portent des costumes différents, très ressemblants aux tenues steampunk justement de la mode du même nom. Je ne l'avais pas encore lu dans un roman jusque là et la distinction m'a bien plu, même si ce n'est pas forcément utilisé avec perspicacité dans ce cas. Finley est censée avoir été correctement éduquée pour devenir personnel de maison, mais ne s'habille pas comme il devrait lui convenir sans que cela lui semble problématique.
Point qui aurait pu être positif, l'auteure parle d'auteurs de l'époque victorienne ou régence, mais elle parle de tellement de monde qu'on dirait qu'elle récite une leçon. Wilde y passe, en plus de Mary Shelley ou Jane Austen. Et le titre américain fait forcément référence à Stevenson, mais j'ai un faible pour cette formulation et on aurait été bien inspiré de le traduire tel quel en français.
Il s'agit d'une préquelle à une série, et étrangement je lirais bien le premier volume en anglais si je le trouve en troc, parce que l'écriture m'a l'air moins pire en vrai, et aussi parce que le résumé donne quand même plus envie que certaines autres séries. Par contre ce ne sera pas du tout une priorité...

En deux mots :
Je suis contente que cet e-pub ait été gratuit parce que la lecture n'en a pas été passionnante. Le steampunk là pour faire écran de fumée, héroïne idiote, écriture illogique et très moyenne. Et puis la lecture sur écran d'ordinateur pour un texte même plutôt court ce n'est pas agréable et puis je n'étais pas concentrée de la même manière en le lisant, je pensais à chaque instant à aller voir mes mail ou aller sur facebook.


Traduit de l'anglais par Laurianne Crettenand.
The strange case of Finley Jayne
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3185007.htmlFri, 11 May 2012 22:42:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/the-strange-case-of-finley-jayne-3185007.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/butin-14-3184120.htmlButin (14)
 

Bonjour, bonjour mes petits mouflons. Décidément de publier toutes les deux semaines me va très bien, j'ai le temps de poster des billets de lectures et de réunir des achats tranquilement. La semaine précédente je n'ai acheté aucun livre (si je vous jure), seulement un magasine et reçu un troc et un livre prêté. Cette semaine par contre je suis retournée chez Boulinier avec Chouchou, j'ai été faire un tour à la FLAC pour des DVD et j'ai reçu un cadeau de Marion ! Mais voyons tout cela en détails :


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❧  Cette semaine j'ai donc été chez Boulinier (c'était férié fallait bien qu'on s'occupe et qu'on se félicite après deux heures de révision de droit avec chouchou !) et j'ai trouvé des tas de trucs chouettes : La quête d'Ewilan (T.1) de Pierre Bottero. Évidement que j'ai déjà ce tome chez moi, mais pas dans cette édition. Et maintenant que j'ai absolument tous ces livres chez moi je me cherche un palliatif (mais on est d'accord, la couverture est absolument affreuse). Le secret du quai 13 de Eva Ibbotson : à chaque fois que je croises ses livres à prix réduits j'essaie de me résonner pour ne pas les prendre, mais là la relation qualité-prix était vraiment trop tentante et je suis très contente de l'avoir dans ma bibli. Idem pour Le diable et son valet d'Anthony Horrowitz, état neuf et pour quelques centimes.
Dés que j'ai vu ce petit ouvrage des éditions du Sonneur, et même si le titre ne m'attirait pas forcément à la base, je l'ai pris (j'adore cette collection et j'avais envie de découvrir Pierre Loti) : Un vieux. J'avais dû voir Meurtre au salon du livre de Marine Delerm sur un blog je ne sais plus quand, et depuis le titre m'intriguait. Trouvé aussi pour quelques centimes j'étais contente de mon achat, mais la lecture ne m'as pas enthousiasmé. Je l'ai mis sur ma liste de troc. Je continue ma collecte des bouquins de Malika Ferdjoukh avec le premier de la série des Quatre sœurs : Enid. Déjà lu comme toute la tétralogie et il me tarde de la relire. Et finalement je suis tombée sur cette jolie édition du Moine de Mathew Gregory Lewis. Je l'ai déjà dans un volume avec plusieurs autres romans, mais je voulais pouvoir le transporter facilement pour ma prochaine lecture (il fera l'objet d'une lecture commune avec Mlle Alice en juin).

Pour changer des livres j'ai suivi Chouchou direction les CD d'occasions et elle m'a dégoté à prix modique ce CD de Nosfell. Je suis ravie, je l'ai découvert au lycée et j'avais toujours eu envie de l'écouter plus avant depuis. Et puis je vous ai déjà parlé du Philosophie magazine qui se trouve dans un coin de la photographie.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/butin145.jpg❧  A la FNAC je n'achète plus que très très rarement des livres, et la dernière fois doit remonter à six mois. Seulement cette fois j'ai craqué sur des coffrets de série télévisées, vous savez avec leur offre trois achetés, un gratuit (et avec des prix de coffrets nettement inférieur aux prix des autres moments), donc la saison 3 de Fringe (pour mes frères et moi, d'ailleurs le petit s'est déjà jeté dessus), l'intégral de Caprica (un spin off de la série Battlestar Galactica pour ceux qui connaissent) et la première saison de Dollhouse que je ne connaissais pas du tout (j'ai regardé la moitié de la saison et c'est franchement plutôt chouette pour le moment), et je suis aussi passée prendre Love medecine de Louise Erdrich. Ça se passe dans l'ambiance d'une réserve indienne aux États-Unis et c'est une auteure que j'avais envie de découvrir depuis un moment.

❧  On sort complètement des livres pour entrer dans celui de ma grande passion dans la vie... le vernis à ongle. Et oui je suis faible aux couleurs pastels et aux paillettes, et quand j'ai vu cette gamme de cinq vernis Malava aux couleurs absolument sublimes je n'ai pas pu résister. Il faut dire que le prix plutôt raisonnable du produit a beaucoup aider. Je les ai tous testé et ils sont très jolis ! Il ont non seulement cette très jolie couleur pastel mais aussi un effet nacré très charmant.

❧  Je n'ai pas pu le prendre en photo car je n'ai pas mon câble de liaison à la maison, mais Marion m'a renvoyé deux livres que je lui avais prêté en joignant deux jolies surprises. Une tablette de chocolat qui de toute façon n'aurait pas survécu le temps de prendre une photo et un petit bouquin que je ne connaissais pas : Le cœur d'une autre de Tatiana de Rosney. Ca m'a l'air très intéressant et je suis curieuse de le lire. Merci encore Marion, c'était adorable !

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❧  Pour aller au musée du Luxembourg j'ai traversé le Jardin éponyme et mama mia c'est vraiment magnifique ! Très bien fleuri et entretenu, ça été un plaisir de parcourir les allées gravillonnées (même si bon sous une pluie battante et sans parapluie ça enlève un peu de son charme au truc). Le musée quant à lui est vraiment très beau et calme. Il n'y avait pas la foule des dernières exposition que j'ai été voir et c'était vraiment bien. De pouvoir prendre le temps de rester devant les tableaux, d'avoir du silence, de pouvoir revenir sur ses pas.
Cima de Canegliano c'est un peintre vénitien de la renaissance célèbre pour ses tableaux de maîtres-autels, mais pas seulement. Il est aussi connu pour les couleur très profondes de ses compositions et je peux vous assurer qu'à un moment je suis rester ébahie devant le rouge puissant du manteau d'une de ses Vierges (même si visage était pas spécialement expressif, je préférais toujours les Vierges de Botticelli, rien à faire). Et de voir ces tableaux normalement dispersés dans le monde entier et notamment à la Galerie des Offices à Florence m'a encore plus donné envie d'y aller.

Je me suis aussi enfin rendu au Centre Pompidou de Metz.. Tout d'abord l'intérieur est vraiment joli dans le genre différent. Déjà l'aspect extérieur plutôt particulier prévient de ce qu'on peut attendre de voir, mais la charpente curieuse et apparente mariée au parois de verres et au tissus blanc du toit donne vraiment un chouette effet. Par contre première déception, le musée est vraiment petit !
En voyant la masse que ça donne de loin on pourrait penser que c'est rempli de salle alors que non, il y a seulement trois niveau composé de trois pavés identiques, et puis moi et l'art moderne c'est pas trop le grand amour. Qu'à cela ne tienne je vais visiter la première exposition, Sol LeWitt et son wall-drawing. Et c'est plutôt particulier... en effet le type a basé son œuvre sur un abstraction plutôt abstraite. Plus de supports nécessaires, il dessine sur les murs directement. Ou plutôt il dessine le plan de ce qui devra être dessiné sur les murs. Des traits qui se rejoignent, des formes géométriques peintes,
toujours en bichromie noir/blanc, et c'est tout. Des traits sur des murs. A la limite la vidéo de fin de visite qui explique comment tout cela est mis en œuvre a été plus intéressante que la visite. Alors ok c'est impression l'organisation qu'il a fallu pour tout réaliser mais ça m'a laissé de glace.
La deuxième exposition c'était celle de deux jeunes designers français et c'était vraiment très intéressant. Leurs meubles, leur parois curieuses sont vraiment jolis et d'un fonctionnement pratique et nouveau. J'ai particulièrement aimé les fauteuils avec des tablettes, ou les grandes tables séparant chaque place assise par des cloisons douces.

La troisième chose que j'ai visite c'est le salon du livre de Metz : L'été du livre. J'y ai été deux fois, une première pour voir une conférence de Jean-Philippe Blondel (et puis pour me faire dédicacer mes romans en bafouillant et pleurant un peu [note  moi-même, ne plus jamais essayer de dire à un auteur à quel point son livre nous a bouleversé]) puis j'y suis retournée avec mon petit-frère voir Sepulvedà et Harlyn Geronimo pour une autre conférence. Il n'y avais pas beaucoup d'auteurs qui m'ont intéressés à part ça, mais les conférences étaient vraiment passionnantes et j'y retournerais l'année prochaine sans aucun doute.


Voilà c'est fini pour cette semaine. Je vous retrouve dans quelques jours pour le bilan du S.T.A.R. de Liyah (j'ai lamentablement échoué à égaler mon score de la dernière fois) et vous comment c'était votre semaine ?
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3184120.htmlSun, 06 May 2012 16:01:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/butin-14-3184120.html
http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/elisabeth-charlotte-liselotte-von-der-pfalz-herzogin-von-orleans-1652-1722-3184102.htmlElisabeth Charlotte (Liselotte) von der Pfalz, Herzogin von Orléans (1652-1722)Une princesse à Versailles, Anne-Sophie Silvestre.

Publié en 2003.
Challenge S.T.A.R.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Nouveauancien/couv54147813.jpgRésumé : Août 1671, la princesse Palatine a tout juste dix-huit ans quand son destin bascule : elle va épouser le frère de Louis XIV ! Elle, la plus pauvre des princesses de Bavière, va ainsi devenir la deuxième dame du royaume de France. Et surtout, elle va entrer à la cour de Versailles, alors que son plus grand plaisir est de se promener seule dans la forêt, en robe de paysanne... Va-t-elle réussir de se faire aimé de son époux et des amis très porches de celui-ci ?

Mon avis : Il y a deux ans quand j'avais visité le château de Versailles, j'avais fait le pleins de bouquin dans les librairies du lieu et avais découvert un très agréable ouvrage sur l'enfance de Louis XIII, et forcément j'ai eu envie de lire d'autres travaux de l'auteure. Meli m'a offert ce petit bouquin il y a quelques mois si je ne m'abuse, me permettant ainsi de découvrir le destin de la princesse Palatine, Elizabeth Charlotte, duchesse d'Orléans. Et comme Meli l'a si bien phrasé dans son petit mot, ce n'est autre que l'épouse du frère gai du roi Louis XIV. On découvre au début du bouquin une jeune fille de dix-huit ans, qui se dit passable, et n'aime rien tant que jouer avec ses chiens dans la forêt du domaine de sa tante qui l'élève après que ses parents aient divorcé. On lui annonce qu'elle va épouser le duc d'Orléan qui a perdu son épouse, Henriette d'Angleterre, il y a quelques mois. Et si la jeune fille n'entend pas se dérober à son destin, elle n'est pas très rassurée. Monsieur sera-t-il beau garçon ? S'entendra-t-elle avec lui ? Elle se souvient de la difficile cohabitation de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse qui n'a jamais réussi à apprendre le français et se faire aux coutumes de la cours de France.

Une nouvelle fois Anne-Sophie Silvestre montre qu'elle connaît son sujet et sait le présenter à un jeune public, elle réussit même à incorporer dans son texte des extraits de lettres de la princesse Palatine (elle a en a écrit des milliers durant sa vie) et à les faire découvrir à se même public, ce que je trouve drôlement malin pour les intéresser de plus près à l'Histoire. Et si l'ouvrage se lit encore ne fois agréablement et permet de découvrir des tas de trucs sur l'Histoire, je trouve qu'il ne réussit par comme Mon ami Louis à nous faire plonger dans la vie de la princesse. A part dans l'incipit où l'on est vraiment avec la jeune fille, ensuite on se contente de la suivre dans ses déplacements, dans une sorte de narration-résumée qui ne permet pas de s'impliquer dans le texte trouve-je. On passe très vite sur les aspects de la vie au château , la rencontre des deux jeunes époux est vite racontés et on a l'impression que l'auteure n'a pas voulu écrire un roman mais faire une introduction à l'Histoire - très bien faite, là n'est pas la question - sans y mettre de la vie. Je ne sais pas si je m'exprime clairement, mais j'aurais aimé passer plus de temps avec la princesse, lire ce qu'elle ressent, avoir des descriptions de lieux, des petites "aventures". Un peu de vie quoi.
Le bon point de cet aspect du livre c'est qu'il m'a donné envie de lire les autres ouvrages historiques que j'ai chez moi (et m'a rappelé l'existence d'un polar sorti il n'y a pas longtemps en poche et qui commence quand Henriette d'Angleterre, petite, se retrouve démunie au Louvre avec sa mère après que les Anglais aient coupé la tête de leur roi - évènement qu'on retrouve aussi dans Vingt ans après), et aussi de relire Les trois mousquetaires...

En deux mots : J'aurais aimé que cet ouvrage ne se contente pas de nous raconter l'Histoire rapidement, mais nous permettre de côtoyer la princesse Palatine plus longtemps. Pour ce qui est de son rôle d'ouvrage jeunesse initiant à l'Histoire il remplit cependant parfaitement son rôle en expliquant clairement ce qu'il se passe à la cour et en incluant des extraits des lettres originales de la princesse.

Illustration de couverture par Carole Gourrat.

• > Mon ami Louis

Vous pouvez découvrir 53 lettres originales de la princesse Palatine sur le site de l'université de Heidelberg, elle sont en français et si la graphie est un peu compliquée à déchiffrer, c'est vraiment étonnant à lire.


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Portrait de la princesse Palatine, dont je peine à trouver les références.
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http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/commentaires-3184102.htmlSun, 06 May 2012 13:31:00 +0200http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/elisabeth-charlotte-liselotte-von-der-pfalz-herzogin-von-orleans-1652-1722-3184102.html