Trois souris, Agatha Christie.
Publié en 1948.
Publié en 1948.

Résumé : Maureen Lyons n'était pas celle qu'elle disait être ; et c'est bien sa faute si elle a été assassinée. Et sur son corps épinglée ce mot « la première » et les paroles de la comptine Trois souris aveugles. Qui sera la prochaine victime ?
L'auteure : Agatha Christie (1891-1976) est celle que l'on surnomma la « reine du crime ». Elle est l'auteur de 80 livres, dont une bonne part de romans et de nouvelles. Elle est révélée au public par son premier roman Une mystérieuses affaire de Styles (1920), dans lequel elle introduit pour la première fois son célèbre Hercule Poirot.
L'auteure : Agatha Christie (1891-1976) est celle que l'on surnomma la « reine du crime ». Elle est l'auteur de 80 livres, dont une bonne part de romans et de nouvelles. Elle est révélée au public par son premier roman Une mystérieuses affaire de Styles (1920), dans lequel elle introduit pour la première fois son célèbre Hercule Poirot.
- L'affaire Protheroe • Hercule Poirot quitte la scène • Cinq petits cochons • Une poignée de seigle •
• Le crime est notre affaire • Le train de 16 H 50 • Témoin muet • Meurtre en Mésopotamie •
• Une mémoire d'éléphant • Marple, Poirot, Pyne et les autres... -
Mon avis : Cela faisait un bon moment que je n'avais pas plongé le nez dans un Agatha Christie, et c'est de lire Les carnets secrets d'Agatha Christie de John Curran (que je n'ai toujours pas terminé d'ailleurs, c'est un peu laborieux parfois) qui m'a donné envie d'en piocher un dans ma bibli. C'est sur Trois souris que c'est tombé puisque j'avais, oh raison futile, envie de lire un Christie dans la nouvelle mise en page du Livre de poche ; j'aime mes vieux Masques, mais là ce n'était pas le moment les loulous.
Mais, un peu de mise en contexte avant de parler du texte ; Trois souris aveugles (le vrai titre en fait, mais allez savoir pourquoi en France on traduit comme des pieds bots) c'est d'abord une pièce radiophonique écrite par Christie en 1947 pour la BBC et la reine Mary (veuve du roi George V), puis une nouvelle publiée au Etats-Unis en 1948 et pour la première fois en 1987 en France. C'est n'est pas seulement une pièce radiophonique, adaptée en nouvelle, c'est aussi une pièce de théâtre jouée sans interruption depuis plus de soixante ans en Angleterre. Mais Trois souris aveugles c'est avant tout une nursery rhyme, une comptine enfantine populaire au début du 19e siècle en Angleterre ; et une comptine plutôt glauque, jugez plutôt avec les paroles : « Trois souris Trois souris Trois souris aux yeux crevés Trottinaient-menu Trottinaient-menu Trottinaient-menu après la fermière Quand aiguisant son couteau la mégère Une à une leur a coupé la queue A-t-on jamais rien vu de plus affreux Que trois souris Sans yeux Ni Queue ? ».
C'est donc la version novella (elle est quand même longue pour une nouvelle je dirais) que j'ai lu ; et j'ai aimé, Christie arrive en peu de pages et de mots à nous plonger dans l'ambiance confinée et anxiogène de Monkswell Manor, à nous présenter des personnes tous hauts en couleurs et à faire monter le suspens. Par contre ça se voit que c'est adapté d'un texte radiophonique, tout ça est très théâtrale, peu décrit, un peu rapide. Et c'est dommage, en fait ça gagne à se voir jouer ou à être écouter en livre audio. J'aimerais beaucoup beaucoup la voir à Londres *_* Et de ce fait comprendre un peu mieux l'anglais si je veux aimer, ahem.
J'ai retrouvé avec plaisir l'intrigue de Christie et la suspicion qu'elle fait peser sur tous les personnages, si bien qu'on les suspecte tous les uns après les autres. J'ai aimé l'ambiance de la pension de famille coupée de tout par la neige et des pensionnaires pénibles ou tournicotant. Christopher Wren et Perniscotti (enfin quelque soit son nom, je n'ai jamais réussi à m'en souvenir) en sont de bons exemples avec leur phrasé virevoltant. Le suspens monte jusqu'à la fin et se termine en apothéose, sauf que j'avais déjà le coupable en vue depuis un moment. Sans savoir pourquoi, l'intrigue m'a fait penser à celle du Noël d'Hercule Poirot, et du coup paf. Ou alors est-ce que j'avais lu son identité quelque part ? Bref le plaisir a été un peu boudé de ce côté là, mais j'ai quand même passé un très bon moment.
En deux mots : Le plaisir de retrouver Christie pour un huit-clos sous la neige qui plonge dans l'ambiance des lectures de noël. Le plaisir de suspecter tout le monde (et surtout la plante en pot), et de profiter de l'humour de la dame.
Traduit de l'anglais par Robert Nobret.
Three blind mice
Mais, un peu de mise en contexte avant de parler du texte ; Trois souris aveugles (le vrai titre en fait, mais allez savoir pourquoi en France on traduit comme des pieds bots) c'est d'abord une pièce radiophonique écrite par Christie en 1947 pour la BBC et la reine Mary (veuve du roi George V), puis une nouvelle publiée au Etats-Unis en 1948 et pour la première fois en 1987 en France. C'est n'est pas seulement une pièce radiophonique, adaptée en nouvelle, c'est aussi une pièce de théâtre jouée sans interruption depuis plus de soixante ans en Angleterre. Mais Trois souris aveugles c'est avant tout une nursery rhyme, une comptine enfantine populaire au début du 19e siècle en Angleterre ; et une comptine plutôt glauque, jugez plutôt avec les paroles : « Trois souris Trois souris Trois souris aux yeux crevés Trottinaient-menu Trottinaient-menu Trottinaient-menu après la fermière Quand aiguisant son couteau la mégère Une à une leur a coupé la queue A-t-on jamais rien vu de plus affreux Que trois souris Sans yeux Ni Queue ? ».
C'est donc la version novella (elle est quand même longue pour une nouvelle je dirais) que j'ai lu ; et j'ai aimé, Christie arrive en peu de pages et de mots à nous plonger dans l'ambiance confinée et anxiogène de Monkswell Manor, à nous présenter des personnes tous hauts en couleurs et à faire monter le suspens. Par contre ça se voit que c'est adapté d'un texte radiophonique, tout ça est très théâtrale, peu décrit, un peu rapide. Et c'est dommage, en fait ça gagne à se voir jouer ou à être écouter en livre audio. J'aimerais beaucoup beaucoup la voir à Londres *_* Et de ce fait comprendre un peu mieux l'anglais si je veux aimer, ahem.
J'ai retrouvé avec plaisir l'intrigue de Christie et la suspicion qu'elle fait peser sur tous les personnages, si bien qu'on les suspecte tous les uns après les autres. J'ai aimé l'ambiance de la pension de famille coupée de tout par la neige et des pensionnaires pénibles ou tournicotant. Christopher Wren et Perniscotti (enfin quelque soit son nom, je n'ai jamais réussi à m'en souvenir) en sont de bons exemples avec leur phrasé virevoltant. Le suspens monte jusqu'à la fin et se termine en apothéose, sauf que j'avais déjà le coupable en vue depuis un moment. Sans savoir pourquoi, l'intrigue m'a fait penser à celle du Noël d'Hercule Poirot, et du coup paf. Ou alors est-ce que j'avais lu son identité quelque part ? Bref le plaisir a été un peu boudé de ce côté là, mais j'ai quand même passé un très bon moment.
En deux mots : Le plaisir de retrouver Christie pour un huit-clos sous la neige qui plonge dans l'ambiance des lectures de noël. Le plaisir de suspecter tout le monde (et surtout la plante en pot), et de profiter de l'humour de la dame.
Traduit de l'anglais par Robert Nobret.
Three blind mice
Et parce qu'il faut bien écouter la comptine pour en savoir le tempo, voici une petit vidéo. Les images sont plutôt nazes, mais je trouve la musique entrainante (ça en dit surement long sur l'effet de mes lectures sur mon cerveau). Par contre l'histoire est tronquée, et si vous la voulez en entier c'est ici.





