Les Chevaliers d’Émeraude (T.1) : Le feu dans le ciel, Anne Robillard.
Publié en 2002.
Service Presse Michel Lafon
Résumé : La paix régnait sur les terres d’Enkidiev, mais bientôt le magicien Elund se rend compte que le vilain et pas gentil Empereur Noir qui habite dans l’Empire Noir, veut venir tous les tuer et laisser ses dragons manger leurs cœurs pour le dessert. Il se charge donc avec le monarque du royaume d’Émeraude de faire revivre l’ancien ordre de chevalerie qui naguère sauva l’univers avant de se déliter à cause de l’orgueil de ses membres magiciens. Est-ce que les sept nouveaux jeunes chevaliers auront le cœur assez pur pour combattre le Mâl et sauver le monde à nouveau ?
Mon avis : J’étais curieuse de lire les aventures des Chevaliers d’Émeraude depuis quelques années, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. C’est grâce aux éditions Michel Lafon et Camille, que j’ai pu recevoir le premier volume en format poche ! Merci à eux.
Autant le dire tout de suite, les Chevaliers et moi, ce ne sera jamais une grande histoire d’amour et je doute même de lire le deuxième volume. J’aime la fantasy, mais la fantasy de qualité à la Robin Hobb ou à la Robert Jordan, la fantasy d’Anne Robillard, c’est pour moi ce que le Journal d’un vampire est à la littérature vampirique. Alors bien sûr on va me répliquer que c’est pour les enfants, mais est-ce que parce que l’auteure ne sait pas éviter les lieux communs qu’on doit forcément l'étiqueter « littérature de marmot » ?
Commençons par le premier truc qui m’a le plus gêné, et ce tout au long de ma lecture. Les noms de personnages et de lieux. On est dans un univers de fantasy, on s‘attend donc à un minimum de dépaysement. Or si certains noms le promettent, Wellan, Enkidiev, etc. d’autres tombent complètement à plat et ne cadrent pas du tout avec l’univers, tel que Dempsey, Chloé ou tous ces royaumes avec des noms de joyaux.
Ensuite on découvre nos héros, et on nous les présente si rapidement, en égrenant leurs noms et quelques particularités, sans vraiment les décrire, que j’ai été perdue entre l’uns et l’autre un certain moment. Bien sûr Chloé qui est la seule femme chevalière réfléchit bien avant d’agir, parce que la tempérance féminine l’habite. Et si un autre chevalier fait preuve de douceur, c’est parce qu’il a un côté féminin développé. Mais bon sang de bois quand est-ce qu’on va être libéré de ces conneries sexistes à deux francs ? Si un homme fait preuve de calme et réfléchit c’est parce qu’un hypothétique côté féminin l’habiterait ? Cela m’énerve de plus en plus quand je découvre ce genre de lieux communs crétins dans des bouquins.
L’écriture ensuite. Elle est correcte objectivement parlant, elle fait avancer le récit sans heurt, mais vraiment, il faudrait offrir à Anne Robillard un dictionnaire des synonymes parce que j’ai cru que j’allais faire une indigestion de ces « grand chevalier », « grand chef », « grand magicien », etc. Et quand je les retrouve ensemble sur une même page, j’ai juste envie de dire, cocotte, on a compris que ton Wellan c’était le plus beau, le plus fort, le plus meilleur magicien, le plus courageux chevalier de l’univers du monde entier, pas besoin de l’écrire six cent sept fois par chapitre ! Les adjectifs grandiloquents sont également au rendez-vous, on a du belliqueux par-ci, de l’empereur noir vilain par-là, du maléfique saupoudré sur tout cela, de l’admiration sans borne et j’en passe et des meilleurs. Il y a aussi clairement un problème de niveau de langage. On peut avoir un mot plutôt peu courant comme « complexion », puis ensuite se retrouver avec une tournure de phrase pas du tout adapté au contexte ni à l’écrit.
Même si ce bouquin est un volume d’exposition, le schéma narratif se répète trop souvent en si peu de pages. Les chevaliers vont faire leur première mission en passant par tous les royaumes et en rencontrant tous les rois, puis refont une mission en passant par tous les royaumes et en rencontrant tous les rois. Là j’ai été un peu plus prise dans l’histoire parce que les habitants de chaque royaume étaient dotés de particularités précises, et que l’auteur a taché de différencier chaque peuple. Cependant ma totale indifférence à la pseudo bluette entre Wellan et la super magicienne super immortelle, ne m’a pas permis de m’immerger dans le texte de façon à prendre du plaisir à lire. Non plus que le pseudo danger qui guette les royaumes, parce qu’il est évident qu’au bout des douze tomes, les héros sauveront le monde.
En deux mots : Une lecture rapide au moins. Je n’ai accroché ni aux noms incohérents des personnages et des lieux, ni à l’intrigue. Et encore moins à la bluette mystique. Ma PAL est ravie, elle n’accueillera jamais les onze autres tomes de cette série.
Ce qu'en pensent Niënor, Meli et Méloë.






On retrouve les mêmes actions, tout se passe de la même manière ou presque, le même schéma est utilisé dans chaque tome, s'est usant...
Bien dommage pour cette série qui avait du potentiel par son idée...