Hunger Games (T.3) : La révolte, Suzanne Collins.
Publié en 2010.
Prêté par Chouchou.
Publié en 2010.
Prêté par Chouchou.
Résumé : "Je m'appelle Katniss Everdeen. J'ai dix-sept ans. J'ai grandi dans le District Douze. Je participais aux Hunger Games. Je me suis sauvée. Le capitole me hait. Peeta a été fait prisonnier."Contre toute attente, Katniss Everdeen a survécu aux Hunger Games à deux reprises. Mais alors qu'elle est sortie de l'arène sanglante vivante, elle n'est toujours pas en sécurité. Le Capitole est en colère. Il veut se venger. Qui pensent-ils devrait payer pour les troubles ? Katniss. Et ce qui est pire, le Président Snow a été parfaitement clair sur le fait que personne d'autre n'est en sécurité non plus. Ni la famille de Katniss, ni ses amis, ni personne...
Mon avis : Je n'aurais pas tenu ce volume en otage aussi longtemps que les précédents ; non pas que j'éprouve une folle envie de le lire, mais plutôt le fait de vouloir le rendre à sa propriétaire plus rapidement. Et une fois la lecture entamée je l'ai même fait durer toute la semaine pour ne pas avoir à choisir un nouveau livre à lire (cela me plonge dans des abîmes de perplexité ces temps derniers). Que dire ? Je ne suis pas déçue, je ne suis pas émerveillée, je suis plutôt... mitigée.
Ce genre de livre n'est pas ma tasse de thé, il ne laisse en effet à mon sens pas de grandes incertitudes concernant son épilogue. Dans les premiers volumes l'attrait des Hunger Games m'avait charmé même si je me doutais que Katniss ne pouvait que s'en sortir, dans La révolte, j'ai attendu désespérément que les choses bougent. A chaque fois que quelque chose arrive on pense que le récit va se décoincer, mais non. On tourne des spot publicitaires, Katniss se fait blesser ; on va dans un District, Katniss se fait blesser ; on va à la guerre, Katniss se fait blesser ; on arrive à la fin, Katniss se fait blesser. Tout cela devient répétitif, et puis pour contrebalancer la fièvre qu'il règne dans les autres volumes avec les Jeux on a le droit à de la stratégie, à des doubles-jeu... Je ne dirais pas que je me suis ennuyée, mais plutôt que je n'étais pas accroché à 100 %. Je voyais la fin se profiler, et même si j'ai été agréablement surprise (façon de parler) par la façon dont la présidente Coin tourne et comment Katniss règle la situation, reste que je ne suis pas vraiment satisfaite. La fin est dans la continuité du truc, et en lisant d'autres avis je me suis rendue compte qu'elle était tout à fait crédible et même plus juste qu'un happy end incongru. Elle ne laisse cependant pas beaucoup de place à des notes d'espoir et Katniss fait un peu froid dans le dos avec la façon dont elle a de parler des enfants dans l'épilogue. Ce qui cependant se comprend aisément.
Pourtant j'ai aimé l'écriture de Suzanne Collins, c'est fouillé et bien construit, les sentiments de Katniss sont bien exprimés et on se prend d'amitié pour elle même si elle reste d'une confondante naïveté parfois et que ses découvertes sur les motifs cachés de ses interlocuteurs se font un peu attendre. Attention toutefois que tous les malheurs du monde ne soient pas envoyés direct dans la tronche de notre héroïne et qu'elle finisse comme Jamère dans Le soldat chamane et qu'on ait même plus envie de s'intéresser à son cas tellement il est vernis. La répétition à chaque fois légèrement transformée du petit paragraphe que je vous ai recopié en résumé est également intéressante et donne une poésie, une sorte de tension ou de folie au récit selon le contexte de son utilisation.
En deux mots : J'ai définitivement préféré le premier tome de cette trilogie aux suivants ; la nouveauté d'un sujet tel que les Hunger Games et l'utilisation de la télé-réalité m'a séduite. Cependant les malheurs qui pleuvent sur Katniss sont parfois vraiment trop nombreux et ce volume bien que logique et construit comme il le faut n'a pas su me charmer. J'ai lu avec plaisir et curiosité, mais je n'ai pas pu m'investir à fond et avoir peur pour nos héros.
Traduit de l'anglais par Guillaume Fournier.





