Résumé : L'été s'annonce mouvementé pour Kylie. Après un enchaînement de catastrophes, ses parents l'envoient dans une colo spécialisée pour adolescents marginaux. Ou plutôt hors du commun : ici cohabitent sorciers, vampires et autres créatures de la nuit. Et tous sont persuadés que Kylie n'est pas là par hasard...Aidée de ses nouveaux amis, elle tente de découvrir sa vraie nature. Aurait-elle un lien avec le rôdeur fantomatique qui la poursuit sans répit ?
Mon avis : Je vais offrir un dictionnaire des synonymes et une séance de thérapie comportementale à C.C. Hunter pour son anniversaire. Parce que viril et torse répété tant de fois en si peu de pages ça frise le trouble obsessionnel compulsif. Mais avant de l'emballer je voudrais dire merci à Camille de chez Michel Lafon pour m'avoir gentiment envoyé ce volume et dans un temps record ! Aussitôt dit, aussitôt reçu le matin de la veille de noël, si c'est pas beau ça ! Merci !
Nés à minuit me tentait depuis sa sortie à cause de son titre, de sa couverture et quand j'ai lu les premières pages j'en ai encore eu plus envie. Et ça été agréable... pas transcendant, loin de là, mais ça se lit tranquillement c'est tout. Nés à minuit nous présente un monde où les surnaturels, fées, vampires, garous, vivent parmi nous et où même le gouvernement est au courant de leur existence et a créé une colonie de vacances particulières où ils peuvent se rendre et apprendre à apprivoiser leurs pouvoirs. Arrive Kylie qui n'a aucun pouvoir sinon celui de faire des terreurs nocturnes et qui se demande bien ce qu'elle fait à Shadows Falls.
Déjà quel besoin de ne pas traduire le titre original fidèlement et de nous coller le très clinquant et guimauvesque Attirances ? Franchement si c'était pour rendre le bouquin plus niais encore c'est réussi ! Ensuite en lisant le texte j'avais l'impression de lire un texte qui n'était pas passé par la préparation de copie (la première correction dans les maisons d'éditions où l'on corrige le sens, la syntaxe, etc.), ils n'en font pas aux Etats-Unis ? Parce qu'il y a des trucs qui n'ont aucun sens. Des dialogues (ok un seul) où l'on ne sait pas qui parle, des scènes où l'on ne comprend pas ce qui arrive, et des raisonnements qui accouchent d'une souris sur une montagne sans qu'on puisse y voir un début de logique. Et cette répétition lassante et répétée de torse et viril dont je vous ai déjà parlé. C'est lourd, c'est lourd. De plus C.C. Hunter se répète, fait son héroïne se poser les mêmes questions plusieurs fois et sans différences notables. On dirait que le texte présent dans le bouquin est une mouture qui aurait eu besoin d'être encore un peu élagué et travaillé avant de passer par l'impression.
La mythologie ensuite. On sait qu'il y a des vampires, et l'on évoque brièvement un virus qui transformerait les humains lambda, mais on n'en sait pas plus, comme si l'auteure avait oublié que son lecteur ne sait pas lire dans son esprit. En fait toutes les caractéristiques magiques de ce monde sont sous-exploités. On effleure mais pas dans le sens on veut laisser des trucs mystérieux, dans le sens on a oublié de terminer notre explication.
L'intrigue ensuite commence bien mais est aussi sous-exploités, en découvrant la raison de la présence des agents dans la colonie, j'ai bien cru à une blague. Franchement ils veulent la fermer, pour ça ? Mais c'est juste pas crédible. L'auteure aurait dû nous coller deux-trois meurtres sanguinolents au lieu de ce que l'on a (et je ne spoilerais pas !). J'avoue, j'ai été agréablement surprise de découvrir le nom de la complice des vilains, mais l'auteure aurait dû continuer sur sa lancée.
J'ai apprécié de suivre Kylie, c'est une adolescente pas trop bête, drôle, mais qui encore une fois est un peu pas trop crédible. Elle craque pour son ex qui l'a plaqué parce qu'elle ne voulait pas passé à la vitesse supérieure, aussitôt arrivée à la colo elle craque pour un beau blond, ensuite pour un garou et tout ça en même temps. Les triangles amoureux, qui vont dans un sens, parce qu'ici Kylie aime tout le monde et tout le monde aime Kylie, c'est vraiment lourd surtout quand il n'y aucune logique dans le truc.
Mais je critique, je critique, malgré tout ça le bouquin se lit bien et on sent que mieux travailler il serait vraiment chouette. On passe donc un bon moment de lecture et la fin laisse penser que la suite pourra vraiment être agréable à découvrir. En tout cas moi je serais curieuse de la lire pour voir si C.C. Hunter réussi à améliorer la cohérence de son texte.
En deux mots : Il y a quand même pas mal de défauts et de trucs qui auraient mérité une relecture plus attentive, mais c'est un texte sans prise de tête qui se lit bien et qui fait passer le temps. J'espère que le volume suivant sera et mieux construit et mieux traduit, parce que certaines tournures n'ont pas été soignées et que c'est dommage.
Encore merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre !
J'ai découvert, que sur le site de l'éditeur américain, vous pouvez lire une nouvelle inédite se déroulant dans l'univers du bouquin.
Traduit de l'anglais par Marianne Roumy.
Shadow Falls, Born at Midnight.






Ton nouvel habillage est très...vert. C'est pour faire venir le printemps plus vite? Ce qui ne serait pas un mal, au passage...