L'attrape-cœurs, J.D. Salinger.

Publié en 1951.


http://raison-et-sentiments.cowblog.fr/images/Salinger.jpgRésumé : A la veille de Noël, Holden Caulfield se voit renvoyé de son collège. Pour on ne sait qu'elle raison il décide de quitter de suite le collège et de ne pas attendre la fin effective des cours. Le voilà donc en route pour New York avec dans l'idée de tuer trois jours avant de rentrer chez lui et annoncer son renvoie. Nous allons suivre le jeune homme d'un hôtel miteux à une boite de nuit crasseuse, en passant par le parc, le théâtre, un musée ...

L'auteur : Jerome David Salinger est un écrivain américain né en 1919 à New York, et mort en janvier 2010. Il commence à devenir célèbre pour ses nouvelles parut dans les journaux, mais c'est la parution de L'attrape-cœurs qui va le propulser au rang de mythe littéraire. Il s'est vendu 60 millions du livre cette année là et depuis 250.000 par an. Aujourd'hui Salinger vit solitairement et n'a rien publié depuis 40 ans. Il n'a jamais fait d'apparition publique, donné d'interview ou vendu ses droits d'auteurs au cinéma.
Mon avis : J'ai lu ce roman au départ avec ennui. Oui avec ennui. Le style très très oral et très "jeun's" ne me plaisait pas des masses et je n'arrivais pas à m'attacher à Holden. Ce qui m'ennuyait d'autant plus que je sentais qu'il y avait quelque chose de génial sous-jacent. Je sentais que quelque chose de sublime pouvait me faire accrocher le livre et ne plus le lâcher mais je suis passée à côté. Je n'étais peut-être pas dans l'humeur adéquate pour lire ce livre, il faudra donc relire à un autre moment, plus tard.
Mais ensuite après environ 150 pages, l'histoire à commencé à plus me plaire et le style me rebutait moins. Et je sentais d’autant plus qu’il y avait quelque chose de sublime, l’atmosphère du livre me plaisait les anecdotes d’Holden encore plus. Les dialogues étaient sublimes, et on voyait bien en lisant la prose des adultes que Salinger pouvait écrire « sérieusement ». Pourtant je n’ai pas été totalement conquise, c’était comme de se tenir en haut d’une falaise et de ne pas pouvoir sauter. On voit les vagues en dessous mais on ne le sent pas sur soi. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé.

Certaines fois je ne comprenais pas les réactions d’Holden et ça m’agaçait. Ce qui m’agaçait encore plus c’était les répétitions à foison. Je sais bien que cela fait partie du style de l’histoire, mais un peu moins n’aurait pas gâché le ton « libre » du texte et m’aurait d’avantage plu.


En deux mots : 
Un livre qui m’a plu, mais pas totalement tellement l’impression d’être passée à côté de quelque chose de vraiment génial. Une relecture est donc à envisager ! 

Extrait : « J’ai dit « Tu sais ce que je voudrais être ? Tu sais ce que je voudrais être si on me laissait choisir, bordel ?
- Quoi ? Dis pas de gros mots !

-Tu connais la chanson « Si un cœur attrape un cœur qui vient à travers les seigle » ? Je voudrais…

-C’est « Si un corps rencontre un corps qui vient à travers les seigles ». C’est un poème de Robert Burns.

-  Je le sais bien […] Bon. Je me présente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux je veux dire pas de grandes personnes – rien que moi. Et moi je suis planté au bord d’une saleté de falaise. Ce que j’ai à faire c’est attraper les mômes s’ils s’approchent trop près du bord d’une saleté de falaise. Ce que j’ai à faire c’est attraper les mômes s’ils s’approchent trop près du bord. Je veux dire s’ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les
rattrape. C’est ce que je ferais toute la journée. Je serais juste l’attrape-cœur et tout. D’accord c’est dingue, mais c’est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. D’accord, c’est dingue. » 

Rangé dans Littérature états-unienne le 2 juillet 2009

Par Playground.Love le 2 juillet 2009
Je l'ai lu ce livre. L'année dernière. J'ai eu vachement du mal à le commencer, et même une fois commencer je le refermais souvent, mais après j'ai vachement accroché et j'ai adoré :D
Par NeverMind le 2 juillet 2009
Je viens de lire ce livre, vrai, je l'ai fini hier soir. Et je suis tout à fait de ton avis. Dès la première page, les "et tout" à répétition me frustraient. Mais j'ai tout de même lu jusqu'à la fin, et avec l'apparition de la petite soeur je crois, j'ai commencé à m'y intérésser d'avantage.. :)
Par Dame-Meli le 3 juillet 2009
Un livre particulier, tout un état d'esprit. Je pense qu'il faut être vraiment dans un état particulier pour accrocher totalement. ^^
Un classique du genre. :)

Meli
Par Raison-et-sentiments le 6 juillet 2009
Ce que je me demande, c'est ce que tu entends par "classique du genre", du genre de quoi ?
Par Raison-et-sentiments le 6 juillet 2009
Moi aussi quand la petite soeur est arrivée j'ai beaucoup aimé, surtout la fin dans le aprc où elle joue. Ce qui m'a le plus plu c'est quand il raconte le suicide du gars qui lui avait emprunté son pull ( moi morbide ? jamais =D).
Par devenir-anonyme le 22 juillet 2009
Oh mon dieu ! Moi je l'ai aimé, dès la première page. Je sais pas, ce langage qui peut paraitre gênant pour certaines personnes, je trouve qu'il sert une telle sincérité que.. c'est pardonnable que ça soit argotique.

( Je suuis pas sûre que ce que j'ai dit soit bien Français mais bon )
Par devenir-anonyme le 22 juillet 2009
PS : il me semble que c'est " Robert Burns " , et pas Robert Bruns...
Par tihire3 le 10 septembre 2009
il parait que cette nouvelle traduction d'annie saumont est catastrophique et ne rend pas du tout hommage à l'oeuvre de Salinger ... je lirais donc ce livre qui me fait envie depuis longtemps dans une autre traduction plus ancienne...
Par Raison-et-sentiments le 10 septembre 2009
Je ne sais pas si sa traduction est horrible, je n'en ai pas lu d'autres, en tout cas rien ne m'avait gêné de ce côté là. Je regarderais une autre traduction pour comparer.
Par manhattan-blues le 16 juin 2010
J'ai fini ce bouquin il y a un mois, un peu plus peut-être... J'ai pris le parti de le lire en anglais, et lorsque je lis la traduction de l'extrait que tu as recopié je suis d'autant plus content car, comme j'avais peur, la version en français est assez "archaïque", du moins illisible lorsqu'on la compare à la manière fluide dont écrit Salinger. Je pense que ton malaise vient de là, il faut dire que la traduction parfois me semblait peu envisageable lorsque je lisais l'oeuvre en anglais et j'étais curieux de voir comment le traducteur s'en était sorti. Rien que le titre, qui ne reprend en aucun cas le poème de Robert Burns à l'inverse de la version anglaise... En tout cas, les tics de langages et autres répétitions sont beaucoup mieux employés en anglais apparemment et sans doute moins faux que dans la traduction car ils ne choquent pas vraiment (il faudrait que je jette un coup d'oeil un peu plus précis sur la version française). Toujours est-il que je n'ai pas non plus apprécié le livre outre mesure un peu trop long au début à mon gout... Sans doute, aussi, parce que je l'ai lu deux ou trois ans trop tard. Je me dis que si j'avais lu ce roman à 15 ans, il aurait été pour moi une révélation...
En tout cas, c'est une oeuvre à lire, juste pour se faire une idée.
Par Raison-et-sentiments le 16 juin 2010
Ce que tu me dis là me donne très envie de le relire plus tard en VO, rien que pour voir le style "au naturel". J'ai deux autres ouvrages de Salinger dans ma bibli. ses nouvelles et deux autres volets des aventures de la famille Glass ^^
Par Acsylé(e) le 30 juillet 2010
je n'ai pas réussi à le finir mais je ne désespére pas de reprendre ma lecture un jour!
 

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