La revanche de Sherlock Holmes (2004).


Le plus célèbre détective au monde est appelé pour enquêter après la découverte du corps d’une jeune femme dans la Tamise. Alors que l’on suppose qu’il s’agit d’une simple prostituée, un bas de soie est découvert enfoncé dans sa gorge, suggérant bien plus qu’un simple accident.
Le fabuleux esprit d’analyse du détective et son sens aigu de l’observation lui permettent très rapidement de déceler la tromperie. Le corps n’est pas celui d’une fille des rues, mais celui d’une Dame de la haute société...
Le fabuleux esprit d’analyse du détective et son sens aigu de l’observation lui permettent très rapidement de déceler la tromperie. Le corps n’est pas celui d’une fille des rues, mais celui d’une Dame de la haute société...
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En fait je crois que l’auteur du scénario a cru qu’il écrivait pour Esprits Criminels et pas pour un film à l’époque victorienne avec Sherlock Holmes.
Mais n’anticipons pas, et expliquons les circonstances qui m’ont amené à regarder ce film ; d’abord rencontre sur le blog de Cécile j’avais été curieuse de découvrir de quoi il pouvait s’agir lorsque par hasard je l’ai aperçu sur le présentoir du rayon policier de la médiathèque. En plus le film reprenait les mêmes acteurs que pour l’adaptation du Chien du Beskerville dont je vous ai déjà parlé et qui m’avait plutôt plu. Cependant, bien sûr soyons logiques, seul Watson restait le même (Ian Hartt) et Holmes changeait, on est au fait des priorités à avoir n’est-ce pas ?
Du coup je me demandais ce qu’allais donner en Holmes ; pour une fois il n’était pas blond, petit ou portant son affreuse veste à carreau. Et je dois dire qu’il est plutôt… quelconque. Sa coupe de cheveux m’a plus fait penser à celle du Dr Sheppard dans Grey’s Anatomy qu’à celle que dessinait Padget dans ses illustrations du Strand. Il est un Holmes dans le genre de Jeremy Brett je trouve. Grand, mince, noir de cheveux, cassant, ne tenant pas en place. Mais pas convaincant non. Son costume m’a plus fait penser à celui d’un homme politique lambda de nos jours et sa propension à ne fumer que des cigarettes (ce que Holmes pouvait faire, mais il préférait la pipe on le sait), renforce cette idée d’anachronisme ou d’étrangeté. Du moins dans mon esprit. A chaque fois que j’imagine Holmes c’est avec la voix du comédien le jouant dans une cassette audio de La ligue des rouquins que j’écoutais pour m’endormir en primaire (et que j’ai racheté à la médiathèque récemment pour… l’écouter en m’endormant), et la stature qui va avec et a été nourrie de mes lectures. J’ai donc peut-être l’habitude de n’en avoir qu’une image précise et difficilement modifiable (cependant dans le Holmes incarné avec Robert Downey Jr me plaît, alors qu’il n’est pas vraiment canonique, ainsi que celui de Iain Richardson, disons alors simplement que je n’ai pas aimé celui-là).
Ensuite l’histoire… non mais euh… dites, vous savez vous ce que veux dire psychopathe narcissique ? A moins d’avoir Wikipédia ou d’être un geek de série policière (où les policiers sont d’ailleurs en général peu familiers de ces termes techniques), je me demande comment on peut faire. Parce que la petite leçon ridicule de profilage que fait Holmes aux policiers de Scotland Yard semble tout à fait compréhensible pour eux, même pour Lestrade qui pourtant ne brille pas par son intelligence.
La fiancée de Watson… mais qu’est-ce que c’est ? D’où ils l’ont sortis celle-là ? Une psychologue renommée (est-ce qu’une femme pouvait être renommée pour son travail et son niveau d’étude à cette époque ? Même Florence Nightningale qui pourtant était reconnue par les hommes de pouvoir n’a pas pu signer ou assister aux réunions dont elle rédigeait les manifestes et on ne parle pas des étudiantes en médecine qui ont du se battre pour étudier à la faculté royale de médecine d’Edimbourg et dont on rechignait souvent à reconnaître le niveau de compétence ou même à leur faire assister aux séances d’anatomie) qu’on appelle, genre normal, pour interroger une jeune fille.
L’histoire ; ouais une bonne histoire de serial killer totalement déplacée dans le contexte et dans les méthodes utilisés et l’astuce du tueur… le truc le plus basique de série B, le jumeau maléfique le retour. Même feu le président polonais n’a pas osé. Et bien sûr il rentre dans une maison incognito, avec Watson dans la pièce d’à côté, emmène une jeune fille sur l’épaule et traverse Londres sans se faire voir. Crédible en diable.
En gros on a un fétichiste des pieds qui tue des filles, Holmes qui prend de l’opium (n’importe quoi, laissez lui donc l’héroïne ça lui suffit), Watson qui se marie à une psychanalyste américaine, et une petite musique entrainante de type bal de musette. Besoin de commenter ? (Et quelqu'un peut-il m'expliquer la traduction du titre ?).
On dirait plus des inspecteurs américain à Chicago enquêtant sur Al Capone,
que Watson et Holmes.
que Watson et Holmes.






