La vampire (T.1) : La promesse, Christopher Pike.
Publié en 1994.
Emprunt Bibliothèque.
Publié en 1994.
Emprunt Bibliothèque.
Résumé : Je m'appelle Alisa Perne. Je suis intelligente et dotée d'un formidable appétit de vivre. J'ai de superbes cheveux blonds et des yeux d'un bleu électrique. Bref, tout pour plaire et pour être heureuse. Il n'y a qu'un petit problème ... On me donne 18 ans, mais j'en ai plus de 5000. Ça commence à faire long et je m'ennuierais presque ...Mon avis : Ma médiathèque est merveilleuse. Elle sent bon (les livres !), elle est belle, elle est grande et elle achète régulièrement des nouveautés ... je l'aime depuis des années (dix ans ?). Alors quand j'y vais, après avoir fait mon parcours habituel (pour le coup si des assassins de la CIA voulaient me zigouiller c'est là qu'ils devraient se rendre tellement je suis prévisible) je me dirige vers dans la section adulte (qui me fait peur parce qu'elle est grande) à l'étagère des nouveautés et je pioche. Samedi dernier j'ai eu la bonne surprise de trouver les deux premiers volumes de La vampire (je n'avais même pas fait attention que c'était un la devant au départ) que j'ai emprunté par curiosité ; je me souvenais d'un autre bouquin de l'auteur que j'avais aimé au collège et je voulais voir ce que sa série donnait ...
Et alors verdict ? C'est aussi kitsch que le résumé que je vous ai reproduit à dessein. En pire. En 5000 fois pire (huhu). La vampire réunit tous les clichés, les maladresses et les raccourcis possibles et imaginables. Nous découvrons Sita (de son nom de naissance en Inde) qui est une vampire méchante et sexy et qui a 5000 ans (ben oui rien que ça), qui est super intelligente, super riche, super cruelle, et super-tout. Elle se moque des pauvres mortels que nous sommes, n'hésite pas à les suiciflinguer avec sa force digne de dix maîtres de karaté ceinture noire (pensez elle est au top dans tous les arts martiaux inventés à ce jour), et bois goulument leur sang avec sa force maléfique et son esprit machiavélique ... elle n'hésite pas non plus à nous expliquer que ses yeux sont "pareils à des saphirs imprégnés de l'éclat séculaire d'une fissure volcanique" et que son nom actuel, Alisa Perne, elle n'y est pas plus attaché "qu'au bruit du vent". Elle aime aussi à nous parler de l'éclat sombre de la nuit obscure et nous faire tout un tas d'analogies de la même eau qui sont tellement grosses qu'on ne peut qu'en ricaner (oui, c'est pour ça chers usagers du métro que je pouffais en lisant). Oui c'est kitsch, kitsch, kitschissime ! Et c'est lourd aussi, plombant, long, sans intérêt. La narration au présent est mal maîtrisée, au contraire de A comme Association qui est toute racontée à ce temps et qui emporte le lecteur, La vampire est mal narré. On butte sur chaque mot ou enchainement, on s'attarde sur le présent, alors qu'on devrait glisser dans l'histoire. Je pense aussi que la trad' n'y est pas pour rien, chez J'ai lu on a vu de beaux exemples de ce qu'ils peuvent faire ...
Le style est donc plutôt mauvais (je me demande comment j'ai pu aimer le livre que je l'ai lu de lui quand j'avais treize ans ? Peut-être justement parce que j'étais jeune et innocente *on y croit*), le personnage improbable et cliché au possible, l'histoire est pareille. Les trucs arrivent sans grandes logiques ; mais disons plutôt qu'ils servent trop directement l'idée de l'auteur. On voit il veut en venir et il prend des raccourcis (genre Sita elle zigouille le père de son amoureux du temps présent [qui bien sûr a la même âme que Rama son époux du temps passé ((c'est louche parce que c'est le nom de mon maître de stage))] et lui raconte après l'avoir transformé ; et le gars il ne s'énerve pas deux secondes, il lui dit qu'en fait c'est pas grave parce qu'elle est gentille de l'avoir sauvé lui ... pitié non). La genèse des vampires en Inde, ça c'est une surprise par contre, et j'ai été contente de voir que ce que j'apprends au boulot (je dois écouter ma patronne déblatérer sur ma vieille âme et mes réincarnations passées ... o_o j'admets que c'est plutôt pittoresque) sert à quelque chose pour remettre en place ce que l'on nous donne comme l'histoire entourant Krishna, les veda, et tout un tas d'autres trucs hindoues. Mais c'est bien le seul micro-point positif que je relève. Ah si et aussi le fait que le bouquin soit court !
En deux mots : Si je ne devais dire que deux mots concernant ce bouquin ce serait kitsch et kitsch. Si vous cherchez un bon bouquin détente passez votre chemin, si vous cherchez une bonne histoire de vampires passez votre chemin, mais si vous voulez lire un truc mauvais et cliché vous avez gagné le gros lot :D
Traduit de l'anglais par Pierre Jouvert.





