Percy Jackson (T.2) : La mer des monstres, Rick Riordan.
Publié en 2006.
Publié en 2006.
Résumé : Être le fils de Poséidon, un honneur ou une cruelle plaisanterie ? Lorsqu'une simple partie de foot se change en bataille contre un gang de cannibales géants, Percy le demi-dieu a un terrible pressentiment... Comme le lui annonçaient ses étranges cauchemars, les frontières magiques qui protègent la Colonie des Sang-Mêlé sont empoisonnées. Pour sauver leur domaine, Percy et ses amis devront parcourir la mer des Monstres, qui porte bien son nom.Mon avis : C'est Méli qui m'a offert le premier volume des aventures de Percy il y a presque un an. J'avais vu le film peu de temps auparavant et l'ayant apprécié je voulais voir ce que ça donnait sur papier et l'on peut dire qu'ils ont bien tout changé ! L'age des héros, leurs couleurs de cheveux (ça m'agace toujours ce détails), la nature des épreuves de la quête, de façon à ôter ce qui augure une suite (je n'en parlerais pas ici pour ne pas vous enlever le suspens du premier).
Ma lecture du premier volume a été agréable, j'ai beaucoup rit. Percy et donc Rick Riordan a le chic pour créer des situations drôles, les analyser de façons loufoques et nous offrir des vrais titres de chapitres alléchants. En lisant Mon meilleur ami essaie des robes de mariée ou L'invasion des poneys fêtards on est déjà dans l'ambiance et prêt à ricaner. Mais je n'avais pas été séduite outre mesure par la quête, les héros (un poil stéréotypés), non plus que l'introduction de la mythologie que je trouvais amenée avec de gros sabots. Cependant j'ai eu très envie de lire la suite et je me suis dégotée La mer des monstres d'occasion. Que j'ai vraiment plus apprécié. A tel point que j'ai bien envie de relire L'odyssée, dont la première lecture m'avait ennuyé à mourir au collège (je me souviens de mes lamentations quand je devais l'ouvrir, digne d'une vraie tragédie grecque). Premièrement on rit toujours autant si ce n'est plus ! Ensuite je ne connaissais pas l'intrigue et j'ai pu découvrir en même temps que les héros tout ce qui leur tombait sur la tronche. Et enfin Percy m'a moins tapé sur le système après que j'ai eu la révélation de l'année un soir dans mon lit (genre hier). Percy est le héros type ; celui qui fonce tête baissée quand ses amis sont en danger, qui dégaine son épée plus vite que ses neurones et qui est un poil lent à la comprenette. Mais en cela c'est en fait le héros type de la mythologie grecque, non ? Des souvenirs de collège que j'en garde, Rick Riordan a réussi une belle transposition des quêtes des héros antiques, et la lenteur de Percy permet aux plus jeunes lecteurs de réfléchir. Même si je l'avoue parfois c'est un peu trop gros. Genre « ah zut ils m'énervent tous à ne rien me dire sur cette vilaine prophétie » et de ne pas insister pour savoir la vérité.
J'aime aussi beaucoup la transposition de la société grecque et divine dans notre vingt-et-unième siècle. Sa théorie sur le déplacement de l'Olympe selon l'évolution du monde occidental est intéressant et travaillé, et bon je ne vais pas râler sur le fait que le coco place bien sûr tout cela dans son pays et le vante. J'aurais sûrement fait pareil et puis ce n'est pas si improbable que cela.
L'intrigue filée de volumes en volumes est intéressante, et le méchant, traître du volume précédent, prend plus d'épaisseur que je n'aurais pensé et ça me plaît. Tyson, l'ami velu de Percy est également une bouffée d'air frais à chacune de ses apparitions. Et la fin augure des trucs encore plus mieux.
En deux mots : Une lecture très agréable. Ce deuxième volume m'a plu parce qu'il n'est pas le copier-coller du premier, introduits de nouveaux personnages, m'a fait rire et se lit tout simplement très bien. Je suis ravie d'avoir emprunté la suite !
Ce qu'en dit Niënor.
Traduit de l'anglais par Mona de Pracontal.
Illustration de couverture de John Rocco.






Au plaisir de te lire :)