Les chroniques de Spiderwick (T.1 à 5), Holly Black et Tony DiTerlizzy.
Publié de 2004 à 2005
Emprunts à la médiathèque (pour deux volumes).
Publié de 2004 à 2005
Emprunts à la médiathèque (pour deux volumes).
Résumé : Madame Grace, célibataire depuis peu et mère de trois enfants – Mallory, 13 ans, et Jared et Simon, jumeaux de 9 ans – emménage avec sa famille dans une vieille maison, qui appartient à une grand-tante internée à l'asile... Mallory et ses deux frères sont peu enthousiastes à l'idée de vivre dans cette bicoque qui menace de s'écrouler à tout moment. Au premier abord, l'endroit a d'ailleurs l'air plutôt étrange : la demeure est perdue au fond des bois et recèle des pièces cachées... On y entend même des bruits bizarres. Les enfants ne tardent pas à en avoir la preuve : un farfadet, furieux d'avoir été dérangé chez lui s'amuse à jouer de vilains tours à Mallory et à Simon... Comment se réconcilier avec lui ? Et puis, qu'est-ce que c'est que ce grimoire étrange, plein d'histoires de fées, que Jared a déniché dans un coffre secret et qui aurait été écrit par un lointain ancêtre dénommé Arthur Spiderwick ?Mon avis : J'avais déjà entendu parler du film adapté de ces romans, mais je n'avais jamais eu l'idée de les lire ; pour moi ce n'était qu'un énième livre sur des enfants qui découvrent des créatures magiques, alors qu'en fait c'est très chouette. Je sais bien que la série est disponible en un seul volume, mais je n'aimais pas la couverture avec les acteurs et j'adorais ces petits volumes rigides au pages "coupées" comme sur les vieux livres. Mais bref parlons de l'histoire ; elle est on ne peut plus classique et c'est ce que j'ai aimé ; après voir lu le deuxième volume de Fablehaven je voulais lire des histoires du type "vieille maison hantée avec des enfants, des créatures magiques et pas de parents pour casser les pieds", le genre de truc qu'on lit pendant les grandes vacances en été et qui se dégustent sous la ramure d'un cerisier tout feuillu (enfin c'est ce que je fais dans mon jardin, dans mon hamac). La famille Grace déménage après le divorce des parents dans la vieille maison délabrée de leur tante Lucinda. Jared n'a pas tôt fait de découvrir une pièce secrète dans la maison ainsi qu'un grimoire écrit par son grand-oncle et qui entreprend d'invetorier toutes les créatures magiques qui peuplent son jardin ... et le monde. Commence alors de petites aventures qui pourraient bien être plus dangereuses qu'il n'y paraît.
Au premier abord j'ai été un peu agacée ; les volumes sont courts, 130 pages toute petits et marbrées d'illustrations en noir et blanc, aussi n'est-ce pas très développé, surtout au niveau du caractère des personnages. La mère, est la mère, autoritaire, butée et c'est tout. La grande sœur est casse-pied et reprend sans cesse ses deux petits-frères jumeaux (un peu comme Kendra dans Fablehaven). Il n'y a guère que Jared et Simon (les
jumeaux) qui aient un caractère attachants et un peu plus élaborés. Jared est un petit garçon en colère et qui après le départ de son père s'est montré violent ... depuis sa mère le surveille et ne manque pas une occasion de lui mettre toutes les catastrophes qui arrivent, sur le dos. Même quand il s'agit des méfaits d'un farfadet. Mais cette colère et l'impuissance qu'il ressent face à la suspicion de sa mère et de sa sœur le rende attachant et ça été mon personnage favoris. Simon quant à lui est fou d'animaux et en parle tout le temps, en capture tout le temps ; mais veille aussi sur son frère. Une fois cela posé, et étudié le fait que c'était une courte série destiné à de jeunes lecteurs, huit-neuf ans je dirais, je me suis laissez aller et j'ai été conquise par l'ambiance régnant dans les livres. L'ambiance que je recherchais et qui était parfaite ! Une maison en ruine, une pièce secrète, des créatures féériques et de mâgnifiques illustrations pour nous montrer tout ça ! Vraiment s'il n'y avait pas eu les dessins de Tony DiTerlizzy je ne sais pas si j'aurais autant aimé cette série. C'est élégant, beau, bref parfait. Les personnages sont vraiment très bien dessinées, les paysages aussi et les créatures fantastiques sont tout simplement merveilleuses ; surtout Mulgarath l'ogre, le griffon, les gobelins...Chaque volume est comme je l'ai dit plutôt court et est chaque fois structuré plus ou moins de la même manière ; situation initiale, incident et résolution. Chaque occasion est bonne pour nous faire découvrir de nouvelles créatures magiques et permettre à Jared, Simon et Mallory de montrer
leur adresse et leur réflexion. Ainsi il y a aura quelques batailles à l'épée (d'escrime de Mallory), des charades et des poèmes de farfadets, elfes et autres créatures cheschiresque (néologisme extrêmement barbare je sais). Le fait qu'ils soient courts justement permets de ne pas se lasser de ce schéma et c'est écrit très agréablement. Les illustrations d'entrée de chapitre nous guide dans l'aventure, des portraits des personnages apparaissent régulièrement et l'aventure est toujours au rendez-vous.Comme je l'ai également signalé, vu la longueur des bouquins, ce n'est pas très développé. Des trucs qu'on aurait d'avantage étoffé dans un roman plus "adulte" sont tout simplement passés sous silence. Les volumes se terminent sur un coup de théâtre, les combats s'achèvent rapidement, on explore pas à fond toutes les subtilités et nouveautés, mais cela ne m'a pas empêché de dévorer ces petits volumes. Si j'avais été une plus jeune lectrice je pense que je me serais régalée et que je les aurais relu souvent. On s'est d'ailleurs moqué de moi en me voyant lire ces livres à l'aspect si enfantin ; mais je m'en cogne moi, je lis tout ce que je veux et que les railleurs aille se faire pendre (et d'ailleurs en quoi ça les concerne ce que je peux bien lire ? Hop lâchez-moi les basket).
Le dernier opus de cette série de cinq (dont je n'ai pas reporté la couverture par manque de place), La colère de Mulgarath est plus long que les précédent et il s'y passe plus de choses ; cela se voit parce que la police plutôt généreuse des quatre premiers volumes a bien perdu deux points ainsi que l'interlignage qui a bien baissé. Le combat final avec l'ogre est du même acabit que les précédent et ne m'a ni ravie ni déçue ; il arrive et c'est tout. Par contre l'histoire du Guide des créatures magiques de Spiderwick ne m'a pas trop convaincu ; qu'Arthur ait volé le grimoire à des créatures magiques, j'aurais compris qu'on veuille le reprendre, mais qu'un humain est inscrit par ouï-dire des informations sur les créatures, et même si elles ne s'étudient pas entre elles, me semblent un peu léger pour motiver de tels débordements.
En deux mots : Les chroniques de Spiderwick est une chouette série que je conseillerais à de jeunes lecteurs de huit-neuf ans ; mais aussi à des grands qui ont su garder quelque part une âme d'enfant et l'envie de voir les fées. Les illustrations sont tout simplement magnifiques et valent le coups à elles seules ; l'histoire est sympathique et même si un peu trop courte, donne envie de s'y plonger. J'ai bien envie de lire la petite série annexe que les auteurs ont écrites : Au-delà du monde de Spiderwick.
Traduit de l'anglais par Bertrand Ferrier.





