
Sang d'Encre (T.2), Cornelia Funke.
Publié en 2005.
Partenariat Gallimard Jeunesse
Résumé : Meggie et ses parents savourent leurs retrouvailles lorsque Farid apporte une nouvelle bouleversante : prêt à tout pour revoir les fées et sa famille, Doigt de Poussière a regagné le Monde d'Encre, ignorant qu'un grand danger l'attend. Farid et Meggie décident de partir à sa recherche. C'est le début d'un voyage incroyable ... et terrifiant.
L'auteure : Cornelia Funke (née en 1958) est une écrivain allemande. Après ses études elle suit des cours d'illustration à Hambourg et devient illustratrice pour les jeux de société et des livres de jeunesse. Comme ces derniers ne lui plaisent pas, elle décide d'en écrire. Elle vit aujourd'hui aux Etats-Unis avec ses deux enfants.
- Coeur d'Encre (T.1) -
Mon avis : J'ai découvert Cornelia Funke en début de cette nouvelle année grâce au tant vanté Coeur d'Encre qui ne m'avait pas convaincu. Pour tout dire je m'étais assez ennuyée, même si la façon que l'auteure avait de parler des mots, des histoires, des livres m'avait passionné. Je m'étais ennuyée, sauf à la fin je dois l'avouer, mais quand j'ai vu sur Livraddict que Gallimard Jeunesse proposait un exemplaire de Sang d'Encre, je n'ai pas hésité à me proposer pour le lire et j'ai eu la chance d'effectivement le recevoir ! Merci à Livraddict de m'avoir une nouvelle fois fait confiance et à Gallimard de m'avoir envoyé ce livre.
Je partais donc avec un petit apriori pour ce livre, apriori qui a très vite disparu dés que j'ai commencé à lire. Autant j'avais pu m'ennuyer dans le volume précédent, autant j'ai vibré en lisant celui-ci ! Les mots de Cornelia Funke sont tout simplement magnifiques, ils expriment avec une extrême justesse et beauté, des sentiments, des paysages, des personnages. On est bercé avec la beauté des mots de l'auteur, mots qui vantent les livres, la lecture, les mots eux-mêmes et ce monde fascinant qu'est le Monde d'Encre. On découvre dans ce volume ce monde de conte de fées, sauvage, brillant, dangereux et fascinant. On le découvre à travers les yeux de Meggie, Farid, Doigt de Poussière, Mo ou encore Fenoglio. Un monde qui m'a rappelé avec bonheur les anciens contes de fées où la violence, la mort, la peur, mais aussi l'amour et la beauté ne sont pas édulcorés. Un monde qui m'a rappelé celui du Livre des choses perdues (John Connolly) ou encore du Roi Corbeau (Stephen Lawhead). Un monde que j'ai adoré découvrir.
Dans le premier volume c'était Meggie, pour les 99% du livre, qui était notre narratrice et puisque je ne l'aimais pas tellement cette petiote ça n'avait pas collé. Ici, comme je l'ai déjà dit, ce sont une multitude de personnages familier qui nous raconte les évènements. Une narration multiple qui m'a énormément plu, notamment parce qu'on peut suivre Doigt de Poussière plus longtemps, Elinor aussi et que lorsque c'est à Meggie de nous parler, c'est plus supportable.
Mais s'il y a bien un personnage que j'ai envie d'effacer de ses pages c'est Fenoglio (mais bon s'il n'existait pas, le Monde d'Encre non plus ...). Déjà qu'il ne me plaisait pas dans le premier volume, là il devient franchement pénible et imbuvable. C'est un petit personnage imbu de lui-même, sûr de son bon droit et de sa légitimité. Qui même quand il se trompe donne l'impression d'avoir raison et qui même à la fin ne fait pas son mea culpa mais se cache derrière des états d'âmes à la noix. Ce n'est pas un personnage méchant, comme Basta ou Capricorne (qui eux sont vivables puisqu'ils sont méchants et qu'ils agissent dans ce sens), c'est un personnage méprisable et terriblement ridicule.
On aura donc compris que j'ai beaucoup apprécié ma lecture, que j'ai vibré. Mais j'aurais un tout petit bémol à faire. La fin tire un peu en longueur. A mon sens Cornelia Funke aurait pu l'arrêter presque 20-25 pages plus tôt qu'elle ne l'a fait. Ca tire légèrement en longueur et rappelle un peu le déplaisir de la lecture de Coeur d'Encre. Mais voilà le seul point noir que j'aurais à déplorer.
En deux mots : Un univers fantastique qui nous rappelle le parfum des anciens contes de fées, où la violence, la beauté, la peur, et la mort ne sont pas allégés et gommés. Une très belle lecture, un très beau voyage dans le Monde d'Encre ; une invite à lire le dernier tome de cette trilogie : Mort d'Encre.
Extrait : " "Tu as remarqué que les livres deviennent plus gros quand on les lit plusieurs fois ? lui avait demandé Mo lors de son dernier anniversaire, comme ils regardaient ensemble ses vieux volumes. On dirait qu'à chaque fois quelque chose est restée collé entre les pages. Des sentiments, des pensées, des bruits, des odeurs ... Et quand tu feuillettes le livre des années plus tard, tu te retrouves dedans, un peu plus jeune, un peu différent, comme s'il t'avait conservé, à la manière d'une fleur séchée, à la fois familière et étrangère" ."
Traduit de l'allemand par Marie-Claude Auger.
Publié en 2005.
Partenariat Gallimard Jeunesse
Résumé : Meggie et ses parents savourent leurs retrouvailles lorsque Farid apporte une nouvelle bouleversante : prêt à tout pour revoir les fées et sa famille, Doigt de Poussière a regagné le Monde d'Encre, ignorant qu'un grand danger l'attend. Farid et Meggie décident de partir à sa recherche. C'est le début d'un voyage incroyable ... et terrifiant.
L'auteure : Cornelia Funke (née en 1958) est une écrivain allemande. Après ses études elle suit des cours d'illustration à Hambourg et devient illustratrice pour les jeux de société et des livres de jeunesse. Comme ces derniers ne lui plaisent pas, elle décide d'en écrire. Elle vit aujourd'hui aux Etats-Unis avec ses deux enfants.
- Coeur d'Encre (T.1) -
Mon avis : J'ai découvert Cornelia Funke en début de cette nouvelle année grâce au tant vanté Coeur d'Encre qui ne m'avait pas convaincu. Pour tout dire je m'étais assez ennuyée, même si la façon que l'auteure avait de parler des mots, des histoires, des livres m'avait passionné. Je m'étais ennuyée, sauf à la fin je dois l'avouer, mais quand j'ai vu sur Livraddict que Gallimard Jeunesse proposait un exemplaire de Sang d'Encre, je n'ai pas hésité à me proposer pour le lire et j'ai eu la chance d'effectivement le recevoir ! Merci à Livraddict de m'avoir une nouvelle fois fait confiance et à Gallimard de m'avoir envoyé ce livre.
Je partais donc avec un petit apriori pour ce livre, apriori qui a très vite disparu dés que j'ai commencé à lire. Autant j'avais pu m'ennuyer dans le volume précédent, autant j'ai vibré en lisant celui-ci ! Les mots de Cornelia Funke sont tout simplement magnifiques, ils expriment avec une extrême justesse et beauté, des sentiments, des paysages, des personnages. On est bercé avec la beauté des mots de l'auteur, mots qui vantent les livres, la lecture, les mots eux-mêmes et ce monde fascinant qu'est le Monde d'Encre. On découvre dans ce volume ce monde de conte de fées, sauvage, brillant, dangereux et fascinant. On le découvre à travers les yeux de Meggie, Farid, Doigt de Poussière, Mo ou encore Fenoglio. Un monde qui m'a rappelé avec bonheur les anciens contes de fées où la violence, la mort, la peur, mais aussi l'amour et la beauté ne sont pas édulcorés. Un monde qui m'a rappelé celui du Livre des choses perdues (John Connolly) ou encore du Roi Corbeau (Stephen Lawhead). Un monde que j'ai adoré découvrir.
Dans le premier volume c'était Meggie, pour les 99% du livre, qui était notre narratrice et puisque je ne l'aimais pas tellement cette petiote ça n'avait pas collé. Ici, comme je l'ai déjà dit, ce sont une multitude de personnages familier qui nous raconte les évènements. Une narration multiple qui m'a énormément plu, notamment parce qu'on peut suivre Doigt de Poussière plus longtemps, Elinor aussi et que lorsque c'est à Meggie de nous parler, c'est plus supportable.
Mais s'il y a bien un personnage que j'ai envie d'effacer de ses pages c'est Fenoglio (mais bon s'il n'existait pas, le Monde d'Encre non plus ...). Déjà qu'il ne me plaisait pas dans le premier volume, là il devient franchement pénible et imbuvable. C'est un petit personnage imbu de lui-même, sûr de son bon droit et de sa légitimité. Qui même quand il se trompe donne l'impression d'avoir raison et qui même à la fin ne fait pas son mea culpa mais se cache derrière des états d'âmes à la noix. Ce n'est pas un personnage méchant, comme Basta ou Capricorne (qui eux sont vivables puisqu'ils sont méchants et qu'ils agissent dans ce sens), c'est un personnage méprisable et terriblement ridicule.
On aura donc compris que j'ai beaucoup apprécié ma lecture, que j'ai vibré. Mais j'aurais un tout petit bémol à faire. La fin tire un peu en longueur. A mon sens Cornelia Funke aurait pu l'arrêter presque 20-25 pages plus tôt qu'elle ne l'a fait. Ca tire légèrement en longueur et rappelle un peu le déplaisir de la lecture de Coeur d'Encre. Mais voilà le seul point noir que j'aurais à déplorer.
En deux mots : Un univers fantastique qui nous rappelle le parfum des anciens contes de fées, où la violence, la beauté, la peur, et la mort ne sont pas allégés et gommés. Une très belle lecture, un très beau voyage dans le Monde d'Encre ; une invite à lire le dernier tome de cette trilogie : Mort d'Encre.
Extrait : " "Tu as remarqué que les livres deviennent plus gros quand on les lit plusieurs fois ? lui avait demandé Mo lors de son dernier anniversaire, comme ils regardaient ensemble ses vieux volumes. On dirait qu'à chaque fois quelque chose est restée collé entre les pages. Des sentiments, des pensées, des bruits, des odeurs ... Et quand tu feuillettes le livre des années plus tard, tu te retrouves dedans, un peu plus jeune, un peu différent, comme s'il t'avait conservé, à la manière d'une fleur séchée, à la fois familière et étrangère" ."
Traduit de l'allemand par Marie-Claude Auger.





