Anita Blake (T.5) : Le squelette sanglant, Laurell K. Hamilton.
Publié en 1996.
Publié en 1996.
Résumé : Bert, mon boss, a encore eu une de ces idées de tarés dont il a le secret : relever tout un cimetière très ancien. D'accord, c'est un gros contrat qui devrait arranger la comptabilité de la boîte et pour une réanimatrice comme moi, il faut bien reconnaître que c'est plutôt valorisant. Mais bref, je vais sur place, où mon intervention est censée régler un conflit entre un promoteur et une vieille famille locale. À peine arrivée, je découvre qu'un tueur en série, nécrophile, nécrophage ou je ne sais quoi fait des ravages dans le coin. Sûrement un de mes vieux copains. Il y a des moments où l'on aurait envie de changer d'air !L'auteure : Laurell Kaye Hamilton (née en 1963) est une écrivain américaine auteur de la saga Anita Blake et Merry Gentry.
- Anita Blake : Plaisirs coupables (T.1) • Le cadavre rieur (T.2) -
- Le cirque des damnés (T.3) • Lunatic Café (T.4) -
- Le cirque des damnés (T.3) • Lunatic Café (T.4) -
Mon avis : Même quand je n'ai pas envie de lire, il me faut un truc à me mettre sous la dent. J'ai des heures de transports en commun par jour (ah les joies du métro !) et je ne peux pas roupiller à chaque fois ; seulement, quand je n'ai pas envie de lire, et même si j'ai besoin d'un palliatif, je n'ai pas envie de gâcher un bon livre avec mon humeur, du coup j'ai des petits bouquins que je sais entrainant et pas casse gueule, genre la série Anita Blake. Souvenez-vous, l'année dernière, j'avais lu les quatre premiers volumes et il n'en était pas ressorti que du bon. La preuve, il m'a fallu un an pour l'oublier et décider de me dégoter la suite d'occasion. Je ne regrette pas cet achat, parce que à la différence du très mauvais La vampire de Pike, Laurell K. Hamilton sait mieux maîtriser sa narration et son bouquin, son héroïne, ne sont pas aussi horripilants. Je ne suis pas une grande fan, et je vois certes de grands défauts à ces livres, mais ils se lisent mieux (pour moi) voilà tout. Il faut aussi dire qu'avoir laisser passer un an m'a permit de relativiser les choses, et je crois être moins négatif sur ce volume que pour le précédent.
Anita est convoquée par son boss pour aller réveiller tout un cimetière dans une petite ville à côté de Saint-Louis, elle ne sais pas si elle pourra le faire sans sacrifice humain, mais son commanditaire, qui veut prouver que les morts ne sont pas ceux de la famille qui réclame le terrain, ne l'entend pas de cette oreille. Dans le même temps, des jeunes garçons sont sauvagement assassinés par un vampire et Anita doit coupler son enquête avec son job ... pas simple d'être l'Exécutrice officielle de vampires de trois états !
Le livre est vraiment tel que je voulais, avec mon cerveau tournant au ralenti, des phrases sujets-verbes-compléments étaient bien tout ce que je pouvais supporter. Le style direct et franc d'Anita permet de rentrer facilement dans l'action et de vivre l'aventure à ses côtés. Le côté répétitif de l'ouvrage donne un côté sécurisant et reposant ; on sait qu'il va y avoir une enquête, des combats, un Jean-Claude collant à souhait, et une résolution dans les toutes dernières pages. Il n'y a qu'à se laisser porter et ne plus penser.
Malgré la relative épaisseur de l'ouvrage (le papier est vraiment épais en fait, j'étais un peu perplexe), il se lit rapidement. L'intrigue s'enroule facilement et parvient cette fois-ci à faire se rejoindre deux trucs qui ne semblaient pas liés au départ. Je n'ai pas éprouvé, ou alors un tout petit peu, cette espèce de fascination pour le côté Vampires de Roméro (vive mes références culturelles) que j'avais expérimenté dans les précédents volumes ; le genre de gars qui butent les vampires à coups de fusil à pompes et qui s'en sort sur une musique saturés de riffs. Mais cette ambiance particulière dû au fait que les vampires sont reconnus comme des citoyens à parts entières, que tous les policiers d'Amérique doivent portent une croix au revers de leu uniforme (le coup de la croix on en reparlera plus tard), que le Sénat cherche à voter une loi pour que les Exécuteurs deviennent des membres des forces de police, est plaisante parce que pas croisé souvent. J'ai aussi aimé en apprendre plus sur les créatures féériques (oh pas des masses, mais quand même), l'enfance d'Anita et quelques petites autres choses. Il faut aussi reconnaître que changer de cadre à l'intrigue, plus Saint-Louis et l'appart' d'Anita permet de souffler. Certes les défauts récurrents sont toujours là, l'omniprésence des Nike d'Anita, l'inventaire complet des armes qu'elle porte sur elle à chaque chapitre, ses laïus sur la religion chrétienne et sa vulgarité, mais contenu dans un volume et pas croisé depuis longtemps, ça ne m'a pas trop trop agacé. Si je devais lire la suite aujourd'hui, pas sûr que cela soit supportable, mais de toute façon je compte attendre un moment avant cela.
Le truc qui m'a peut-être le plus ennuyé dans cette enquête, et dans les autres bouquins, c'est la place donnée à la religion chrétienne. D'accord, d'accord, je sais que l'on doit respecter les croyance de chacun, mais que la religion chrétienne et ses symboles (la croix, l'eau bénite) soient l'un de ses seuls répulsifs pour se protéger des vampires me gonflent énormément. Puisque les vampires n'ont pas d'âme, selon cette même Église, cela semble dans la logique qu'ils soient allergiques aux items sacrés, mais pourquoi des créatures plus anciennes que le christianisme (je rappelle, que sa montée en flèche date de deux millénaires pas plus, avant il s'agissait d'une secte au sein du judaïsme) ((mais ok si on reste dans la logigue chrétienne, leur dieu a créée le ciel et la terre est donc il a aussi créé ce qui a conduit aux vampires, mais j'ai un peu de mal avec ça)) seraient-elles effrayés par une petite croix et un peu d'eau ? Et pourquoi les créatures féériques n'y sont pas sensibles ? Elles sont censés être maléfiques aussi (enfin certaines) ... pourquoi ceux qui ne croient pas ne sont pas protégés par la puissance de leur dieu ? Même s'ils ne croient pas en lui, il est toujours là, non ? A moins qu'il soit parti en vacances ?
Passons, parce que je peux continuer des heures là dessus. L'autre point ridicule, c'est ce ménage à trois entre JC, le garou et Anita. Son marché avec le maître vampire me semble juste ridicule et seule une auteure qui veut amener des scènes de sexes torrides auraient pu y penser ... parce que si Anita joue la prude dame qui ne veut pas coucher avant le mariage (nan mais on et au douzième siècle ou quoi ?), elle aime bien remarquer que JC est sexy pour un cadavre et l'embrasser (olala elle a trompé le garou ! Pour la peine elle sera damnée tiens), et tout un tas d'autres détails que ma bonne éducation m'empêche de signaler. On sent que l'auteure voudrait bien les écrire ces parties de jambes en l'air, mais que Anita n'est pas très réceptive dans le genre ... c'est par contre très drôle quand on sait que dans la suite, elle se tapera à peu près tout ce qui bouge.
En deux mots : Mais bref, malgré ces défauts, j'ai plutôt passé un bon moment de détente en lisant ce volume. Pas prise de tête, il m'a donné envie de lire et de découvrir la suite d'occasion. Et peut-être aussi que ce volume est meilleur que le précédent, je ne sais pas trop ...
Traduit de l'anglais par Isabelle Troin.





