Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas.
Publié en 1844.

Résumé : C'est la vieille histoire que tout le monde croit connaître tellement elle est célèbre et a traversé les siècles. Et si, celui qui n'a jamais lu le livre ignore tous du bonheur qu'il en résulte, il connaît du moins ses principaux acteurs : Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan. Cela sans citer M. de Tréville, Rochefort, Richelieu, Milady de Winter et bien d'autres.
L'histoire commence ainsi, en 1625 sous le règne de Louis XIII, d'Artagnan quitte la Gascogne sous les recommandations de son père et avec l'espoir, à Paris, de devenir mousquetaire et de faire fortune. Il n'a pas déjà fait quelques lieux qu'il échangé quelques coups de fer avec un homme mystérieux, puis a presque maille à partir avec un certain Athos, qui deviendra ensuite plus proche de lui que son propre père.
Voguant parmi les complots ourdis par son Éminence le Cardinal, les folies du duc de Buckingham amoureux de la reine, la reine elle-même qui complote contre le roi, du roi qui complote contre la reine, d'Artagnan va avoir fort à faire en compagnie de ses trois amis mousquetaires.
L'auteur : Alexandre Dumas (1802-1870) est un homme de lettres français, auteur entre autre, du Comte de Monte-Cristo, Trois Mousquetaires (1844), Pauline, La reine Margot, Le collier de la reine.
- Vingt ans après • Le vicomte de Bragelonne -
Mon avis : Les Trois Mousquetaires est un de ces livres qui doivent être lus au moins une fois dans une vie. Le temps de ces pages si vite lus et dont on redoute de devoir tourner la dernière, on devient autre, on se fond tour à tour dans la peau des personnages. On devient profond et flegmatique comme Athos, amoureux et théologique comme Aramis, hercule et rusé comme Porthos, aventureux et courageux comme d'Artagnan, et enfin poète comme Dumas.
Que dire pour expliquer mon bonheur d'avoir lu ce livre ? Les dialogues sont d'une beauté à couper le souffle, les répliques ajustés comme des flèches mortelles, drôle comme il n'en existe pas d'autres. L'écriture est sublime, l'action magique, la vengeance terrible, l'émotion intimement liée aux pages.
On est captivé par l'être retors et cruel qu'est Milady, on est tremblant en lisant l'histoire d'Athos, on est fier de lui en découvrant ses actions et son attitude. On en tombe littéralement amoureux en lisant l'épisode du bastion Saint-Gervais et la rivière Lys. Je me relis et je vois que je ne suis pas claire pour deux sous, alors clarifions si cela est encore possible : ce livre est tout simplement un chef-d'œuvre (et il a fallu m'attendre pour le savoir...) d'écriture, d'aventure, de beauté.
En deux mots : Magnifique.
Extrait : Pour comprendre cet extrait, il faut savoir que les mousquetaires doivent partir à la guerre dans quinze jours et que pour se faire ils doivent se payer eux-mêmes tous leurs attirails. Et comme les mousquetaires ne sont jamais en fond, voilà ce que ça donne :
« Athos ne sortait pas de sa chambre; il était résolu à ne pas risquer une enjambée pour s'équiper.
- Il nous reste quinze jours, disait-il à ses amis; eh bien ! Si au bout de ces quinze jours je n'ai rien trouvé, ou plutôt si rien n'est venu me trouver, comme je suis trop bon catholique pour me casser la tête d'un coup de pistolet, je chercherai une bonne querelle à quatre gardes de Son Éminence ou à huit Anglais, et je me battrai jusqu'à ce qu'il y en ait un qui me tue, ce qui, sur la quantité, ne peut manquer de m'arriver. On dira alors que je suis mort pour le roi, de sorte que j'aurai fait mon service sans avoir eu besoin de m'équiper. »
Ce qu'en pense Romanza et Dame Meli.






Meli