Oscar Wilde et le nid de vipères, Gyles Brandreth.
Publié en 2010.
Société Sherlock Holmes des dilettantes.
Publié en 2010.
Société Sherlock Holmes des dilettantes.
Résumé : En 1890 lors d'une réception mondaine, l'hôtesse et duchesse de soirée est retrouvé mutilée et morte dans le cabinet du téléphone. Un amant trop violent a-t-il fait lâcher son coeur pendant qu'ils se livraient à leurs jeux ? Ou bien est-ce le mari qui lassé des écarts de sa femme l'a fait assassiner ? C'est ce dont veut être sûr le prince de Galles qui mandate Oscar Wilde et Arthur Conan Doyle pour qu'ils enquêtent. Et ils pourraient bien découvrir une toute vérité derrière le spectre du grand professeur Charcot qui a besoin de cadavres pour découvrir les stigmates physiques de l'hystérie ou un jeune homme d'une grande beauté qui se prétend vampire...L'auteur : Gyles Daubeney Brandreth (né en 1948) est un auteur, dramaturge, journaliste et homme politique britannique. Après avoir quitté l'Allemagne à l'âge de trois ans avec ses parents il étudiera au lycée français puis à Oxford.
Mon avis : J'avais apprécié les trois premières enquête d'Oscar Wilde et la plongée dans l'époque victorienne que nous permettait Gyles Brandreth. Mais j'avais relevé plusieurs points qui revenaient et étaient un peu « gênants » ; les digressions biographiques sur les nouveaux personnages rencontrés trop longs et inutilement détaillés ; l'attitude bébête de Conan Doyle et son admiration trop importante pour Wilde ; l'intrigue se déroulant sur un temps trop long et pas assez rythmée à mon gout. Certains se sont atténués au fil des volumes et je peux dire avec plaisir que dans ce quatrième je ne les ai plus rencontré ; si l'on excepte un ou deux petits dialogues trop « Ouah mais comment avez-vous deviné Wilde, c'est super méga étonnant ». Gyles Brandreth se bonifie avec le temps et il gagne également à arrêter d'essayer de trop coller l'attitude de Wilde à celle de Holmes ; il réussit à rendre ses déductions plus naturelles et découlant du caractère de son personnage (et en plus fait quand même des clin d'œils intelligents à l'oeuvre future de Conan Doyle ; en intégrant un homme à la lèvre tordue, etc.).
Cependant une ou deux modifications d'attitudes de personnages par rapport aux premiers volumes et un peu trop violentes par rapport aux précédents m'a un peu heurté. Exemple, si Conan Doyle n'est plus si crétin dans son attitude il devient subitement trop réservé et réprobateur des extravagances de Wilde. Sachant que chronologiquement parlant cette aventure se déroule peu de temps après celle du premier : Le meurtre aux chandelles. Cela est certes plus l'attitude qui je pense devait être la sienne à cet âge-ci de sa vie (comme son autobiographie m'en a donné l'impression par exemple), mais cela est un peu perturbant après avoir eu trois volumes où son attitude était autre. Peut-être l'amener plus doucement aurait été plus agréable, ou alors de faire un avant-propos pour l'expliquer. Le fait aussi que cette aventure soit à la suite de la première et que de cela on puisse déduire que les personnages principaux (Wilde, Sherard, Doyle, Stoker) se sont déjà rencontrés et se sont déjà côtoyés souvent rend un peu étrange leur manque de familiarité entre eux. Wilde manquait également un peu de sa superbe coutumière, et hésitait ou bien semblait touché à des moments où je n'en ai pas compris la raison.
Ce volume-ci comme je l'ai signalé plus haut ne se déroule pas à la suite du précédent, qui déjà lui-même se déroulait dans le passé de Wilde et Sherard et racontait leur rencontre à Paris. Il arrive en effet peu de temps après le premier publié de la série. Il n'est pas non plus présenté de la même manière que les autres mystères racontés par le journal intime de Robert Sherard. Ici nous avons des extraits de son journal certes, mais aussi de celui de Conan Doyle, des lettres, des télégrammes, des articles de journaux. Et c'est agréable ! Cela permet de rafraichir les aventures de Wilde et de dynamiser le récit (on découvre aussi la voix de Constance Wilde et c'est super parce que je n'avais jamais pu le lire). Les différents matériaux sont effets habilement combinés pour nous épargner des redites et nous rendre la chose crédible (sauf peut-être un tout petit moment à la fin).
J'ai été passionné par ce volume ! Je plongeais, à chaque fois que je reprenais ma lecture, avec un immense plaisir dans l'univers de Wilde. Gyles Brandreth sait de quoi il parle et fait revivre pour nous les manières, les grandes figures de cette époque (Henry Irving, Lilie Langtry, le prince de Galles, etc.), ainsi que les lieux et la personnalité de nos héros principaux telle qu'elle aurait pu être effectivement.
L'enquête en elle-même m'a passionné et n'a pas souffert de la longueur que j'avais relevé pour le volume précédent. Elle se déroule sur une semaine seulement et est très bien rythmée. On découvre les études du professeur Charcot (brillant neurologue français et découvreur de nombreuses maladies) et la façon très controversée dont il se sert de ses patientes et de leur corps ; les méthodes de l'aristocratie britannique avec les femmes qui deviennent gênantes et qu'on déclare folle et les enferme en hospice pour leur restant de leur vie ; les frasques du prince de Galles et de son fils, etc. Cependant la résolution, que j'avais vu un peu venir depuis le début ne m'a pas soufflée... j'ai trouvé que l'auteur faisait trainer cela inutilement et qu'au final il n'avait pas besoin de recourir à une telle scénographie. Il aurait également pu revenir au début de son récit, récit qui commence par la discussion entre Robert Sherard et Oscar Wilde à Paris après que Wilde soit sorti de prison et ait erré en France, peu avant sa mort.
En deux mots : Une lecture plus captivante que je ne m'y attendais et si je n'ai pas été soufflée par la résolution du mystère, j'ai adoré plonger dans l'époque, retrouver les personnages, et voir l'évolution du style de Gyles Brandreth. Vivement le prochaine volume !
Traduit de l'anglais par Jean-Baptiste Dupin.
• > Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles • Oscar Wilde et le jeu de la mort • Oscar Wilde et le cadavre souriant
Ce volume-ci comme je l'ai signalé plus haut ne se déroule pas à la suite du précédent, qui déjà lui-même se déroulait dans le passé de Wilde et Sherard et racontait leur rencontre à Paris. Il arrive en effet peu de temps après le premier publié de la série. Il n'est pas non plus présenté de la même manière que les autres mystères racontés par le journal intime de Robert Sherard. Ici nous avons des extraits de son journal certes, mais aussi de celui de Conan Doyle, des lettres, des télégrammes, des articles de journaux. Et c'est agréable ! Cela permet de rafraichir les aventures de Wilde et de dynamiser le récit (on découvre aussi la voix de Constance Wilde et c'est super parce que je n'avais jamais pu le lire). Les différents matériaux sont effets habilement combinés pour nous épargner des redites et nous rendre la chose crédible (sauf peut-être un tout petit moment à la fin).
J'ai été passionné par ce volume ! Je plongeais, à chaque fois que je reprenais ma lecture, avec un immense plaisir dans l'univers de Wilde. Gyles Brandreth sait de quoi il parle et fait revivre pour nous les manières, les grandes figures de cette époque (Henry Irving, Lilie Langtry, le prince de Galles, etc.), ainsi que les lieux et la personnalité de nos héros principaux telle qu'elle aurait pu être effectivement.
L'enquête en elle-même m'a passionné et n'a pas souffert de la longueur que j'avais relevé pour le volume précédent. Elle se déroule sur une semaine seulement et est très bien rythmée. On découvre les études du professeur Charcot (brillant neurologue français et découvreur de nombreuses maladies) et la façon très controversée dont il se sert de ses patientes et de leur corps ; les méthodes de l'aristocratie britannique avec les femmes qui deviennent gênantes et qu'on déclare folle et les enferme en hospice pour leur restant de leur vie ; les frasques du prince de Galles et de son fils, etc. Cependant la résolution, que j'avais vu un peu venir depuis le début ne m'a pas soufflée... j'ai trouvé que l'auteur faisait trainer cela inutilement et qu'au final il n'avait pas besoin de recourir à une telle scénographie. Il aurait également pu revenir au début de son récit, récit qui commence par la discussion entre Robert Sherard et Oscar Wilde à Paris après que Wilde soit sorti de prison et ait erré en France, peu avant sa mort.
En deux mots : Une lecture plus captivante que je ne m'y attendais et si je n'ai pas été soufflée par la résolution du mystère, j'ai adoré plonger dans l'époque, retrouver les personnages, et voir l'évolution du style de Gyles Brandreth. Vivement le prochaine volume !
Traduit de l'anglais par Jean-Baptiste Dupin.
• > Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles • Oscar Wilde et le jeu de la mort • Oscar Wilde et le cadavre souriant
Gyles Brandreth.






Sinon, pour le bilan, on fait comment ? On s'envoie un mail avec les billets dedans et les sorties ? ou on fait rien ?